EADS « dégraisse »; les collectivités financent !

Pour les élus communistes, lutter contre les  territoriales c'est d'abord lutter pour le maintien et le développement des emplois dans nos villes. Ici Claude Mellier auprès des salariés de Cofinoga à Mérignac.

Les grands donneurs d’ordre de la Défense et de l’armement ont rendez-vous à Merignac en ce mois de novembre. Un colloque de l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) les invite en effet à débattre de l’avenir de ce secteur… Aux frais des collectivités locales. La Cub ainsi que la ville de Merignac sont effet appelées à financer ce colloque. Sans que les travailleurs du secteur et leurs syndicats n’y soient invités. Raison pour laquelle le groupe communiste, par la voix de Claude Mellier, s’est opposé à la subvention de la Cub. Depuis, le géant EADS a d’ailleurs annoncé son intention de supprimer 8000 emplois dans sa branche Défense, soit 20% des effectifs de celle-ci. Les salariés de Saint-Médard-en-Jalles sont inquiets.
« Il est attendu de ce colloque, je cite : « De mieux communiquer sur ce que représente l’industrie de la défense et de haute technologie afin de développer son attractivité et conforter la place de la métropole bordelaise comme capitale régionale de l’aéronautique. »
Nous nous interrogeons : pourquoi consacrer ce colloque au seul secteur défense, alors que le secteur construction aéronautique et spatial hors défense emploie 13 000 salariés dans une trentaine d’établissements ? D’autre part, le contexte européen et international est profondément modifié. La disparition d’une menace militaire en Europe est clairement identifiée. Pourquoi alors maintenir autant d’effort dans le domaine de l’armement ?
Ces questions de dimensions nationale et européenne relèvent de la politique nationale et ne peuvent être réservées à une poignée de décideurs. L’ensemble des citoyens doit avoir son mot à dire. Certes, il est indiqué que les élus locaux pourront participer à ce colloque.
Oui, lesquels ? Et peut-on se limiter à cette présence ? C’est de l’avenir des PME de notre région, des salariés que l’on va discuter, ceux qui créent les richesses par leurs connaissances, leur savoir-faire. Sans eux, pas d’innovation technologique. La présence des syndicats est indispensable au regard des enjeux.
Enfin, ll est demandé que les collectivités participent au financement alors que la rentabilité financière des groupes présents est en forte progression et que les dividendes distribués aux actionnaires sont insolents, situation que nous avons maintes fois dénoncée, ce que nous continuerons à faire.

Pour toutes ces raisons nous votons contre cette subvention.

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