Urgence pour l’hôpital Robert-Picqué et pour la santé sur Bordeaux !

C’est le groupe des élus communistes qui a provoqué vendredi en conseil de métropole, un débat sur le devenir de l’hôpital Robert-Picqué. Et cela n’a pas été inutile puisque certains élus ont avoué l’échec du projet de fusion avec Bagatelle et donc le danger imminent qui pèse sur cet outil majeur de santé publique. Suite à l’intervention de Jacques Padie, Alain Juppé a reconnu qu’une action urgente rester à mener pour que l’Etat se réengage dans ce dossier. Voici l’intervention de Jacques Padie:

Je voudrais profiter de cette délibération pour alerter notre conseil et vous alerter, monsieur le président, sur le devenir de l’hôpital militaire Robert-Picqué. Comme vous le savez, le ministère de la Défense a engagé un plan de restructuration national à l’issue duquel il ne devrait rester que 5 des 9 hôpitaux d’instruction des Armées dans l’hexagone.
Depuis des mois, riverains et personnels alertent la direction de Robert-Picqué et l’Agence régionale de santé afin de connaître les intentions des uns et des autres. Nous parlons là d’un pôle majeur d’hospitalisation et de santé pour notre agglomération, avec près de 250 lits d’hospitalisation dont 85 en chirurgie ; 450 soignants civils et au moins autant de militaires. C’est donc un enjeu majeur à l’échelle de la région.

Élus communaux (ici l’élue communiste beglaise Christine Texier), personnels et usagers exigent le maintien de cette outil public de qualité.

Or, depuis des mois, ces personnels et utilisateurs ne rencontrent que le silence et des demi-réponses. Ainsi, le bancal projet BAHIA qui envisageait une fusion avec la fondation Bagatelle semble être dans l’impasse. Mais aucune réponse n’est apportée sur les nouveaux projets qui permettraient de pérenniser l’offre de soin dans ce secteur en forte croissance urbaine.
Ceci est inquiétant, et je le mettrais en rapport avec les questions que j’avais posé lors d’un dernier conseil à propos de cette OIM « Vallée Créative », à propos de l’offre de soin des hôpitaux Pellegrin et Saint-André. Alors que les services d’Urgences de ce dernier sont menacés, il est inquiétant de savoir que ceux de Robert-Picqué sont également sur la sellette. Dans le même temps, nous votons aujourd’hui même des conditions d’installation confortables de la clinique du Tondu sur Floirac.
Il me semble que ces questions doivent être saisies par les élus locaux que nous sommes, qui se soucient de l’aménagement du territoire et doivent donc avoir un regard vigilant sur l’offre de soins publics disponible. A cet égard, en attendant d’entendre les informations que vous aurez certainement à nous apporter sur ce sujet, je vous propose, monsieur le président et chers collègues, d’intervenir auprès du ministère de la Défense afin de connaître les projets, et que les personnels et élus locaux y soient associés.

Toutes les infos et le calendrier des mobilisations sur le site du comité Défense et développement de l’Hôpital Robert Picqué du Sud-Bordeaux

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