Aire métropolitaine: de la coopération pour le mieux vivre !

Les élus-es métropolitains-es ont entériné lors du conseil du 29 septembre dernier, un « contrat de coopération » entre la Métropole et le Sysdau, syndicat mixte de gestion de l’aire métropolitaine bordelaise. Une démarche de coopération entre espaces urbains, espaces ruraux et péri-urbains qui est bienvenu. Ce contrat contient des éléments concernant la qualité de l’environnement, les mobilités et l’action économique. Au nom du groupe communiste, Lena Beaulieu a salué la volonté de coopération et est revenue sur des sujets d’actualité autour des transports; sujet de préoccupation quotidienne pour bon nombre de travailleurs et travailleuses de l’aire métropolitaine et de Gironde.

« Nous nous félicitons de cette convention de coopération. Nous ferons toutefois quelques remarques. D’abord en nous félicitant de la démarche qui, à notre sens, mériterait d’être étendue. Tout ce qui vise à la coopération entre les territoires, à des échanges mutuellement avantageux nous permet de sortir des logiques de concurrence.

Le quotidien de nos habitants nécessite une réflexion harmonieuse et le développement de coopérations dans le domaine économique. Les territoires autour de la métropole souffrent, pour beaucoup, d’un manque d‘activité. Ils ne doivent pourtant pas devenir des cités dortoirs, avec toutes les questions que cela pose en terme de déplacement.

Au sujet des déplacements un travail intéressant a été entamé avec l’agglomération de Libourne. La mise en œuvre d’un réseau express d’intermodalité va dans le bon sens pour répondre aux besoins des populations. Aussi, pour que cela soit véritablement efficace, il faut que nous avancions sur la question du syndicat mixte de gestion des transports. Nous savons que des blocages existent à ce jour et qu’ils ne viennent pas de notre établissement. Nous sommes convaincus qu’un syndicat à l’échelle de plusieurs aires urbaines limitrophes reste la réponse la plus efficiente.

Enfin, monsieur le président, je voudrais conclure cette intervention par un coup de colère teinté d’une certaine lassitude. Il n’est pas de conseil où nous n’abordons pas la question des transports, des conséquences pour nos populations et l’environnement. Votre volonté d’avancer sur la zone à circulation restreinte en est une illustration.

Pourtant, personne n’évoque ici l’enjeu majeur que représente le fret, si ce n’est pour évoquer une énième fois la question du grand contournement autoroutier. Grand contournement qui, entre parenthèses, est en contradiction avec le contrat qui nous est présenté ce matin, puisque celui-ci précise que « la période n’est plus au développement irraisonné de nouvelle infrastructure routière et autoroutière ».

Il est grand temps, monsieur le président, que notre établissement fasse de la question du fret ferroviaire et fluvial un axe de bataille. Beaucoup d’énergie est dépensée pour demander une LGV Bordeaux-Toulouse aux résultats contestables. Cette énergie serait plus utile à demander au gouvernement, et à la direction de la SNCF qu’ils donnent de véritables moyens humains et financiers afin que nous ayons un outil fret ferroviaire en bon état de marche. On multiplie les contraintes à l’égard des automobilistes, pour la préservation de notre environnement, alors que le laisser-faire continue de régir le flux permanent des poids-lourds sur nos routes.

Pour notre part, nous pensons qu’il faut impérativement imposer des contraintes sur le fret routier et développer les alternatives que sont le fret fluvial et ferroviaire. Pour ce dernier en développant le service public intégré. Voilà les remarques que nous voulions faire sur cette convention que nous approuvons. »

 

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