Alain Juppé se prend les pieds dans la circulaire Guéant !

Un architecte, chef de projet d’Euratlantique, est menacé d’expulsion par la faute de la circulaire honteuse du 31 mai 2011 qui restreint la possibilité de travail pour les étudiants étrangers. Le président du groupe communiste et apparentés à la CUB, Max Guichard, réclame l’intervention du ministre-maire. Mais il exige surtout le retrait de cette circulaire qui n’avait d’autre but que d’emboîter le pas à l’extrême droite.

« Il arrive que les décisions absurdes et injustes éclatent à la face des puissants. C’est, semble-t-il, ce qui est en train d’arriver à monsieur Alain Juppé, maire de Bordeaux et ministre du gouvernement Sarkozy-Fillon. Ce gouvernement s’est fourvoyé maintes fois. Mais il a franchi un cap supplémentaire en mai dernier, en validant une circulaire du ministre des basses œuvres, monsieur Claude Guéant, qui limite les possibilités de travail pour les étudiants étrangers. Monsieur Juppé, comme les autres ministres et membres de l’UMP, a approuvé cette démarche honteuse.

En octobre dernier, Alain Juppé faisait visiter la ville de Bordeaux à son collègue Guéant. S'il veut à l'avenir lui faire visiter le nouveau quartier d'affaires "Euratlantique", il lui faudra régulariser la situation de l'architecte équatorien Diego Romer Ortega.

Or il se trouve que le maire de Bordeaux avait par ailleurs jugé utile de faire appel à un architecte étranger pour un des projets phares de la CUB et de la mairie de Bordeaux : Euratlantique. Diego Romero Ortega, architecte ingénieur équatorien de 29 ans est l’un des chefs du projet. Ses compétences sont reconnues mais n’ont pas suffit à convaincre la préfecture de Paris de l’utilité de lui délivrer un permis de travail.

Si l’emploi d’un travailleur n’était pas en jeu, comme ceux de centaines d’étudiants et travailleurs étrangers, la situation pourrait prêter à sourire. Mais la situation est grave pour ce jeune travailleur. Max Guichard, président du groupe communiste à la CUB demande donc à Alain Juppé d’intervenir avec la plus grande fermeté pour que la situation de cet architecte soit régularisée. Mais le ministre des affaires étrangères doit aussi prendre en compte la situation absurde et injuste qui est faite aux étudiants étrangers et demander au premier ministre et au président de la République de retirer immédiatement cette circulaire honteuse.

Car cette circulaire constitue la négation même de ce que le maire de Bordeaux a concédé en validant l’embauche de Diego Romero Ortega : l’immigration est une richesse pour notre pays. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *