Alerte à Getrag! Stop à la casse des emplois industriels!

Au lendemain de la réunion du groupe de travail autour de l’avenir du site de Ford à Blanquefort  à Bercy en présence de l’ensemble des collectivités territoriales (Région, Département, Métropole et Ville de Blanquefort), max Guichard est intervenu pour le groupe communiste pour dénoncer l’impuissance des pouvoirs publics pour empêcher fermeture de Ford et alerter sur l’avenir de l’usine voisine Getrag qui emploie 1200 salariés.

« Monsieur le Président, mes chers collègues

Madame la secrétaire d’Etat attaché au ministre de l’économie affirmait ce lundi lors des questions au gouvernement, avoir gagné des batailles dans le dossier Ford, notamment avec un PSE qui respectait l’intérêt et l’avenir des salariés dans une région où le taux de chômage était plutôt moins élevé que dans le reste de la France (ce sont ses mots). Et se félicitait aussi des 20 millions que Ford a bien voulu consentir à donner pour la réindustrialisation du site.

De qui se moque-t-on ?

Quelles batailles a gagné ce gouvernement quand on voit la liste des emplois industriels détruits qui ne cesse de s’allonger semaine après semaine sur tout le territoire : Ascoval, les fonderies du Poitou, Ford…

Quelle bataille avons-nous gagné, nous, collectivité territoriale, en accompagnant financièrement durant des décennies ce groupe Ford et en cédant à tous ses caprices et chantages pour aujourd’hui l’accompagner jusqu’à la fermeture du site ?

Quelle bataille avons-nous gagné quand un groupe qui revendique 8 milliards de bénéfice peut mettre 200 millions pour fermer un site ?

Non, aujourd’hui nous perdons les batailles les unes après les autres ! Mais que pouvons-nous faire ? Quelles armes avons-nous pour mener bataille ? Voilà les questions qui nous sont posées aujourd’hui !

Si nous soutenons l’initiative de ce groupe de travail, nous sommes dubitatifs quant à ses résultats. Quel levier avons-nous pour conserver les machines ? Le foncier ? Une nationalisation provisoire ? Il s’agit ici de près de 400 emplois et il serait impensable que ce groupe serve à faire bonne figure face à un drame économique et humain.

Enfin, permettez-nous, monsieur le président, de relayer l’inquiétude des salariés de Getrag, usine voisine de FAI dont la CGT veut lancer un droit d’alerte suite au mauvais résultat de l’entreprise qui perd de l’argent et dont l’avenir se trouve fragilisé. En effet, Ford doit quitter l’actionnariat de Getrag à l’été (il possède 50% des parts) et Ford est également le seul client de l’entreprise. Tous ces éléments interrogent donc sur l’avenir de cette entreprise qui emploie 1200 salariés.

Aussi, Monsieur le Président, nous pensons qu’une intervention de votre part serait la bienvenue, permettant, dans un 1er temps rapide, que se réunissent les présidents de nos 4 institutions (Région – département – Métropole – Mairie de Blanquefort) afin d’organiser une rencontre avec les dirigeants et responsables syndicaux de GETRAG – Ford.

Nous ne devons pas refaire les mêmes erreurs et nous devons être acteurs et pas seulement spectateurs. Pour cela, le législateur doit agir par des lois interdisant les licenciements boursiers, comme celui de Ford qui parle encore de supprimer 5000 emplois en Allemagne. Enfin, sans aucune polémique, nous espérons que, dans le même temps, les moyens de notre Région (organisation compétente) soient mis à contribution avec plus de diligence qu’elle en a porté sur la recherche et le développement économique, autour du véhicule propre par exemple.

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