Alerte sur l’offre de santé à Bordeaux !

Le conseil de métropole de ce 26 janvier a passé une nouvelle convention avec l’Agence régionale de santé (ARS) en vue de la mise en place du plan d’action du Contrat local de santé (CLS) pour l’agglomération. L’occasion pour Max Guichard de revenir sur l’actualité sociale dans le secteur de la santé et sur les inquiétudes en termes d’offre de soins sur Bordeaux et son agglomération.

« Le processus qui va aboutir à un plan d‘actions dans le cadre de ce contrat local de santé est très intéressant. Nous en partageons évidemment les principaux axes ; c’est d’ailleurs l’ensemble des politiques transports, nature et urbanisme de la Métropole qui doivent être tournée vers ces objectifs de santé publique.

Le processus de construction du contrat local de santé ne peut cependant pas se faire hors sol et notamment sans voir les alertes lancées avec insistance par les professionnels de santé dans l’agglomération. Nous en avons parlé il y a quelques semaines à propos du devenir de l’Hôpital Robert-Picqué. Le projet Bahia ne constitue pas à nos yeux la réponse ambitieuse aux besoins d’offres de soins que nécessite la dynamique démographique du Sud de l’agglomération.

Depuis, ce sont les personnels du CHU Pellegrin et de l’hôpital Saint- André qui ont tiré la sonnette d’alarme ; ils étaient encore mardi dernier devant l’hôtel de ville pour vous alerter, monsieur Juppé. Dans les deux cas, les revendications mettent en avant un sous-effectif chronique qui empêche les personnels de prendre correctement leurs congés. Dans les deux cas donc, ce sont des personnels (infirmières, aides soignants ou médecins) qui alertent sur leur capacité à rendre un service de qualité.

A l’hôpital Saint-André, c’est même le devenir du site qui est en question. Comme pour Robert-Piqué, vous pourrez nous répondre qu’une offre différente sera mise en place. Force est de constater, et c’est ce que l’enquête de Sud-Ouest a récemment mis en évidence, que ce qui est à l’œuvre à l’échelle de l’agglomération, c’est le remplacement de l’offre publique par des structures privées. Au-delà des questions politiques que cela pose, c’est aussi un grand risque sur la permanence des soins qui pèse sur nos populations.

Infographie Sud-Ouest, 6/01/2018

Ainsi, la fermeture des urgences de Saint-André aura un impact inévitable sur la saturation déjà grave du service des urgences de Pellegrin. Dans ces conditions et au regard des objectifs de ce Contrat local de santé, il est de notre rôle d’interpeller l’ARS et l’Etat pour un développement du service public de santé sur notre agglomération. C’est maintenant une question urgente pour nos populations.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *