Au secours, la RGPP vit encore !

Le recours aux « départs volontaires » est à la mode dans les grandes entreprises. Une mode qui, sous l’ère de Nicolas Sarkozy, a aussi touché la fonction publique. Ainsi, un dispositif d' »indemnité de départ volontaire » permet de provoquer le départ de fonctionnaires à la suite de réorganisation de services. Un « licenciement à l’amiable » pour fonctionnaires, en somme… Une survivance de la RGPP chère à la droite sarkzyste, que refusent toujours les élus communistes de la CUB. Et si cette mesure est temporèrement mise en oeuvre à la CUB, à la demande d’un agent territorial, Michèle Iste a demandé aux députés qui siègent à la CUB d’oeuvrer à revenir sur ces dispositifs néfastes.

La délibération qui nous est présentée, permet de traduire dans notre fonctionnement la mise en œuvre de départ volontaire dans la fonction publique territoriale. Ce départ volontaire contre l’échange d’un pécule a été mis en place sous le précédent gouvernement. Sous un aspect très pragmatique ce départ volontaire est porteur d’une philosophie que résume fort bien son initiateur : « la question de la réduction du nombre des fonctionnaires se posera également pour les collectivités territoriales ». Il s’agit de Nicolas Sarkozy.

« L’ouverture de cette possibilité » n’est qu’un simple copier-coller de ce que pratiquent les grands groupes afin d’alléger leurs effectifs pour répondre aux besoins des actionnaires.  Une fois de plus le secteur public se plie aux méthodes de gestion du secteur privé. Et si encore ses méthodes avaient fait la preuve de leur efficacité économique et sociale… Mais il n’en est rien.  Elles ne font que multiplier les souffrances au travail, multiplier les plans de licenciements pour satisfaire un haut niveau de rentabilité provoquant les dégâts économiques et sociaux que nous connaissons.

Nous refusons ces méthodes. Non par simple posture politique, mais parce qu’elle a fait la preuve de son inefficacité, comme le montre la crise que nous traversons. Les hommes et les femmes de la CUB comme les fonctionnaires de ce pays ne sont pas un coût, ils sont une richesse pour répondre aux besoins de la population.

Nous savons Monsieur le Président que vous n’avez pas l’intention de faire de cette indemnité une règle de fonctionnement dans cet établissement. Nous apprécions d’ailleurs que cette délibération soit construite de telle manière limitée dans le temps. Et nous comprenons bien que cette traduction correspond à des circonstances tout à fait exceptionnelles. Enfin ce qui a été fait hier peut être défait aujourd’hui et les parlementaires ici présents peuvent demander à revenir sur cette loi.

En prenant en compte l’ensemble des éléments, notamment l’attitude de la CUB, nous nous abstiendrons sur ce dossier.

 

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