Bastide Niel: vive la mixité !

Alors que la CUB et la ville de Bordeaux lancent le contrat d’aménagement de la zone Bastide-Niel, Vincent Maurin a rappelé les exigences des élus communistes sur ces grands projets d’aménagement: mixité sociale, mixité fonctionnelle. Ce qui doit se traduire par le recherche de revitalisation industrielle et l’ambition portée à 50% de logements véritablement sociaux.

Plusieurs questions nous viennent à la lecture de la feuille de route que notre établissement entend par cette délibération fixer à l’aménageur qui sera choisi pour ce quartier Bastide Niel.

D’abord sur le logement social, évidemment. Peut-être faudrait-il que le terme même soit présent dans cette feuille de route. Pour l’heure, il y ait seulement question de « programmation mixte ».

Comme pour le quartier des Bassins à Flots et Euratlantique, le logement véritablement social est limité à 25%. Nous continuons de considérer que ce pourcentage est trop faible à la vue des difficultés rencontrées par une part de plus en plus grande de la population. Et nous alertons les principaux acteurs, dont la ville de Bordeaux, sur le réel danger que les beaux projets d’aménagement ne se traduisent par un étalement de logements vides par défaut d’adéquation entre l’offre et le porte-monnaie des habitants convoités. Si cette réflexion n’est pas menée jusqu’au bout, nous risquons de ne pas remplir un des rôles essentiels de ces quartiers : lutter contre l’étalement urbain subit par les couches moyennes notamment.

Ensuite, nous voudrions être sûr que toutes les possibilités de développement économique ont été explorées. Si le projet Darwin est intéressant, toutes les pistes doivent être explorées. Nous gardons  en effet à l’esprit que le quartier est un des derniers au sein desquels la CUB dispose encore de foncier à destination économique. Cette opportunité ne doit pas être gâchée.

Enfin, et pourquoi pas en lien avec la remarque précédente, nous sommes inquiets de l’abandon dans ce quartier comme ailleurs de l’outil formidable que sont les voies ferrées. Pour preuve, la délibération ne les évoque que pour en appeler à la « préservation de la mémoire ». Que ce soit pour le transport de voyageurs ou pour l’activité économique, nous considérons la voie ferrée comme un outil d’avenir.

Remarque qui vaut aussi sur Euratlantique.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *