Blanquefort: ce n’est pas à Ford de siffler la fin de la partie !

Conseil métropolitain chargé ce 15 juin puisque les agents de la métropole étaient en grève contre les velléités d’instauration d’une prime au mérite, que le comité de défense de l’hôpital Robert Picqué distribuait à l’entrée du conseil et que celui-ci s’est ouvert par un débat sur l’avenir de l’usine Ford de Blanquefort. Le groupe communiste, par la voix de Max Guichard, a encore exprimé sa colère face à la décision de la multinationale d’engager un plan de licenciements. Pour les élus-es communistes, le bras de fer n’est pas terminé et il est hors de question d’envisager de laisser Ford licencier.

Nous l’avons dit dès l’annonce par Ford de son intention d’abandonner l’usine de Blanquefort ; notre colère est immense. Immense contre cette entreprise qui a accumulé les bénéfices au fil des années, spéculant sur le travail et la productivité des ouvriers blanquefortais et qui n’a jamais tenu un seul engagement vis-à-vis d’eux. Nous partageons donc la colère des salariés, de leurs familles et c’est évidemment avec eux que nous souhaitons être aujourd’hui pour demander justice dans cette affaire.

Nous partageons aussi la colère des élus, qui s’est exprimée au conseil régional, départemental et ici même. Durant toutes ces années, les collectivités et les élus locaux ont été aux côtés des salariés. Mais permettez-moi un bémol à cette colère. Dès 2011, dans toutes ces collectivités, les élus communistes ont fait entendre une voix différente, refusant d’octroyer des aides publiques à une entreprise à laquelle on ne demandait même pas de suspendre le versement de dividendes. Financer cette entreprise qui n’en avait nullement besoin, c’était céder à ses exigences ; comme si c’était aux collectivités de donner des gages de bonne volonté…

On peut dire que ces aides publiques, en plus d’être politiquement contestables, ont installé un rapport de force défavorable ces 8 dernières années. Ford ne s’est d‘ailleurs jamais senti redevable et, ses dirigeants n’ont jamais rendu de comptes fiables lors des différents comités de pilotages.

Comprenez donc que le vote d’une nouvelle motion dans cette assemblée n’aille pas de soi pour le groupe des élus communistes. Nous sommes attachés à l’union qui a prévalu sur ce dossier. Nous y sommes d’autant plus attachés que nous avons contribué à la construire, dès 2010, avec les syndicats et les élus locaux. Gilles Penel qui a siégé ici durant 5 ans, en a été un garant tenace et exigeant.

Mais cette unité, nous refusons qu’elle se fasse au détriment de la détermination à ne pas céder face à Ford. Ils parlent aujourd’hui de plan de licenciements alors que le site est viable, que des repreneurs sont encore dans la course et que 15 millions d’euros leur ont été versés ces dernières années !? C’est inacceptable. Il n’y a pas de PSE qui vaille tant que toutes les pistes n’ont pas été explorées et ce n’est pas à Ford de siffler la fin de la partie. C’est ce que nous avons exigé au travers de cette motion dont nous espérons qu’elle serve à maintenir l’emploi à Blanquefort, non pas à accompagner un plan de licenciements exigé par quelques cupides actionnaires.

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