Boehringer doit revoir ses plans et maintenir les emplois sur Blanquefort

Les salariés de Labso soutenus par la CGT 33 avaient été reçus le 21 novembre par le président de la CUB.

13,2 milliards de chiffre d’affaires en 2011 et une usine fermée sur la CUB ! Voici la « stratégie industrielle » du groupe pharmaceutique Boehringer Ingelheim qui a l’intention de fermer son usine de Blanquefort, condamnant 55 emplois. Une logique inacceptable qui a valu l’adoption à l’unanimité d’une motion en conseil de CUB, vendredi 23 novembre. Mais pour le groupe communiste, c’est la situation globale des entreprises sur la CUB qui est inquiétante. Max Guichard est intervenu pour alerter sur ce point.

 

La direction de Labso Chimie fine a annoncé un projet de fermeture du site au mois de juillet prochain. 55 emplois sont menacés par la stratégie industrielle du groupe allemand, qui appuie sa décision sur la surcapacité de l’usine de Blanquefort.

Cette dernière est spécialisée dans la fabrication du dipyridamole, principe actif intervenant dans la fabrication de médicaments de prévention des accidents vasculaires cérébraux, dont la demande serait aujourd’hui trop « limitée » mais dont une partie de la production aurait déjà été transférée en Espagne.

La réorganisation du groupe international pharmaceutique Boehringer Ingelheim,  dont les  44 000 salariés dans le monde, les 145 sociétés et les 13,2 milliards d’euros de recettes, laissent supposer quelques marges de manoeuvre, ne peut se faire au détriment des salariés de l’entreprise de Blanquefort, implantée sur le territoire depuis 1962 et dont le savoir-faire est reconnu.

Les élus communautaires demandent au groupe Boehringer Ingelheim de prendre en compte les salariés de l’entreprise de Blanquefort et d’assurer le maintien des compétences industrielles sur le territoire communautaire. Ils prennent acte du travail collectif enclenché entre les représentants de l’entreprise, les représentants syndicaux, les acteurs économiques locaux, les collectivités et l’Etat, auquel la CUB participera activement.

Il semble indispensable que Boehringer Ingelheim revoie ses plans. Par ailleurs, un véritable dialogue social entre les différents acteurs économiques, politiques et les partenaires devra se mettre en place afin d’éviter les situations d’urgence

4 réflexions au sujet de « Boehringer doit revoir ses plans et maintenir les emplois sur Blanquefort »

  1. Je suis une employée de Boehringer mais au Canada. Nous avons appris en septembre que notre centre de recherche fermera ses portes en mars 2013. Nous avons le coeur brisé. Ce sont 175 personnes qui perdront leur emploi. 4 centres de recherche ont fermé leurs portes dans les 2 dernières années dans la région et ce ne sera pas facile pour ces emploiyés de hauts calibres de se retrouver une place. Il faudra penser à déménager, changer de pays même. Est-ce que j’enveux à mon employeur pour autant? Non. Oui, il y a des choix qu’une grande multinationale doit faire pour que le reste de la compagnie continue à fonctionner. Et cela passe par de bonnes façons de gérer et d’évaluer pour le futur. Je fais partie des dommages collatéraux j’en suis bien consciente. Par contre, la compagnie si elle veut continuer être prospère pour continuer à employer elle a des choix à faire. Et celui de fermer notre centre de recherches ou de fermer votre usine n’a pas dû être un choix facile. Tout a sûrement été retourné en tout sens pour trouver une autre solution, et de cela je suis certaine. Je souhaite sincèrement que tout le personnel chez vous retrouve un emploi très rapidement… c’est ce que je me souhaite aussi. Merci de m’avoir lue.

  2. Vous auriez raison Martine si c’étaient des logiques industrielles qui étaient à l’oeuvre. Or ce sont des logiques financières qui guident ces décisions. Ce sont donc des emplois industriels qui disparaissent au nom du fric. Cette logique là, nous ne l’acceptons pas car nous pensons que c’est votre travail qui créait de la richesse, pas la finance !

  3. Effectivement c’est notre travail qui créé la richesse. Mais garder le mien au péril de milliers d’autres ne serait pas une bonne chose. Ce serait comme mettre un moteur de Mercedes dans une 2CV: après quelques temps et beaucoup d’argent le résultat ne serait pas celui que j’escomptais. Ce qu’on s’attend d’un employeur c’est qu’il prenne les décisions qui s’imposent pour que des emplois et la richesse des employés puissent être conservés le plus longtemps possible. Ici nous sommes vexés: 36 millions ont été investis il y a 4 ans et pouf! ça n’a pas fonctionné. Est-ce que je suis déçue? Oui. Mais continuer pourrait mettrai en péril la stabilité de la compagnie qui assure beaucoup d’autres emplois. Même si Boehringer est une multinationale ils sont humains et comprennent très bien le désespoir qu’une telle décision peut avoir et vont aider le mieux qu’ils peuvent les employés à passer au travers. J’aurais pu dire « fermez ailleurs mais pas chez nous », le « pas-dans-ma-cours ». Si les multinationales emploient autant de gens à travers le monde et offrent salaire et richesse à leurs employés, c’est qu’ils ont eu des fois à prendre des décisions telles que celles ci. Malheureusement c’est moi aujourd’hui qui en fait partie.

  4. Martine vit dans un monde idéal. Un monde où le chômage ne connaît pas une explosion continue… La question n’est pas de « fermer içi ou là-bas », la question me semble plutôt être: est-ce que ce que vous produisez est utile à la société ? Si ca l’est, les moyens financiers doivent servir cette production, pas l’inverse.

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