Centre culturel du vin: restons sur la culture !

Un centre pour promouvoir la culture du vin. Les élus communistes ont toujours donné leur accord sur le projet de centre culturel du vin. Et ils continuent de le faire. A la condition près que ce centre soit autre chose qu’un centre d’attraction touristique ou qu’un centre d’affaire. Vision qu’au nom du groupe, Vincent Maurin a de nouveau rappelé. 

Pour nous cette structure doit être conçue, non comme un simple symbole de rayonnement qui permettrait à notre agglomération de se placer dans la concurrence française et européenne, mais plutôt comme un outil d’une culture commune à l’ensemble des habitants de notre département. Culture du vin, du goût, de l’esthétisme, des terroirs et cépages, mais aussi une culture de l’outil, de la mise en valeur de la terre par le travail des hommes, qui en fait toute sa richesse.

Pour ambitieux qu'il soit, le projet architectural retenu coûtera 3 millions d'euros de plus à la CUB. Des "dérapages" budgétaires auxquels les élus communistes seront attentifs.

De ce fait, un tel centre ne peut avoir comme première vocation le tourisme et le business. Il ne peut se limiter à la promotion des grands vins du Bordelais, qui sont la partie la plus glorieuse de sa richesse mais qui ne représentent pas toute la diversité des exploitations viticoles de notre département dont certaines sont en difficulté. En ce sens, la présence des collectivités locales doit être le meilleur garant de cette diversité et de l’intérêt général.

Nous voudrions d’ailleurs émettre un regret qui, à notre sens, peut-être encore rectifié aujourd’hui : c’est l’absence dans le montage du CCTV, de l’ensemble des vins et des producteurs du Sud-ouest. La culture du vin dépasse pourtant largement les frontières de la Gironde et fait même partie de la culture commune des Aquitains.

 

Enfin, deux points négatifs pour conclure :

Si nous prenons acte de l’évolution budgétaire qui est annoncée (3 millions d’euros de subvention d’investissement supplémentaires qui doivent être votés début 2013), nous demandons que de tels dérapages ne se reproduisent pas.

Nous contestons le choix du site d’implantation de ce Centre touristique du vin, à savoir la plaque portuaire des Bassins à flot, impactée également par le complexe hôtelier et commercial attenant, en lieu et place de la fourrière. On ne peut pas défendre la promotion du fleuve et de son économie durable tout en stérilisant ses atouts portuaires pour les livrer à la promotion immobilière. Je rappelle qu’il aura fallu une bataille de chiens d’associations et de quelques élus de Bacalan pour faire accepter au Maire de Bordeaux un projet de réparation navale dans les formes de radoub.

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