Cofinoga, élus et citoyens doivent se mobiliser !

Au moment même où se tenait le conseil de communauté de la CUB, le groupe Cofinoga annoncait 438 suppressions de postes dont 377 à Mérignac. un scandale qu’ont dénoncé les élus de la CUB. Conseillère municipale communiste, Claude Mellier était présente au rassemblement de près de 200 salariés devant les portes de l’entreprise de crédit. Et au sein du conseil de communauté, Max Guichard appelait à la mobilisation pour sauvegarder l’emploi et constituer un front commun d’élus, de salariés et de citoyens contre cette casse organisée.

« Ce matin même se tient la réunion du comité central d’entreprise de Cofinoga qui doit annoncer 438 suppressions de postes.   Cette décision d’une entreprise détenue par Galerie Lafayette et BNP-Paribas PF nous paraît inacceptable. Pour résumer, un groupe en difficulté mais qui réalisait encore en 2010 près de 44 millions d’euros de bénéfices, et surtout détenu par une banque qui en a empoché 7,8 milliards la même année et un géant du commerce (524,6 millions d’euros de profits en 2010), pourrait se permettre de supprimer 377 emplois à Mérignac ? Une telle décision serait inacceptable pour les 2200 salariés de Mérignac qui ont construit pendant des années la prospérité de cette entreprise et de ses actionnaires. Elle le serait aussi pour les citoyens et les élus de l’agglomération bordelaise qui voient leur territoire dépouillé de ses emplois au fur et à mesure des caprices de ces mêmes actionnaires.

Cofinoga, c'est 44 millions d'euros de bénéfices en 2010 mais surtout 7,8 milliards de profit de son actionnaire BNP et 524,6 millions de son autre actionnaire, Galeries Lafayette. Des sommes qui doivent servir à sauver TOUS les emplois de Cofinoga.

Face à cette situation, notre groupe n’a pas l’intention de rester les bras croisés. Nous espérons que c’est aussi l’intention de cette assemblée. Pour nous, rien ne pourra jamais justifier que ces groupes sacrifient l’emploi et alourdissent encore la facture laissée aux collectivités d’une crise dans laquelle la banque BNP, par exemple, a de lourdes responsabilités. Nous savons, par l’expérience des luttes que nous avons menées avec les salariés de la Sogerma et de Ford (pour n’évoquer que ceux-là), que seul le rassemblement des forces, au sein de l’entreprise et sur le territoire, est capable de faire revenir ces grands groupes sur leurs décisions. A la Sogerma, entreprise qui devait disparaître du territoire bordelais, la mobilisation des salariés et des élus a permis qu’aujourd’hui encore près de 900 travailleurs y soient salariés. Et chez Ford, malgré de trop nombreuses péripéties, le géant américain qui voulait tout simplement fermer est encore engagé pour près de 1000 emplois à Blanquefort.

Notre groupe a fait la proposition aux organisations syndicales de se réunir avec les élus de tous bords et toutes les forces politiques qui le souhaitent pour sauvegarder l’emploi à Cofinoga. Ces organisations doivent pouvoir compter sur la détermination des élus à ne pas laisser les grands groupes capitalistes piller nos territoires. Dans une première et immédiate étape, nous vous proposons de constituer un collectif de surveillance et de défense des emplois dans cette entreprise au sein de notre assemblée. Collectif qui pourrait initier une table ronde réunissant l’ensemble des partenaires économiques, institutionnels et des organisations syndicales. »

 

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