Cofinoga: ne pas accepter l’inacceptable !

Max Guichard, président du groupe des élus communistes et apparentés à la CUB, Claude Mellier et Michèle Iste, élues de la ville de Mérignac, ont rencontré le syndicat CGT de l’entreprise Cofinoga  ce 10 janvier.

 La situation décrite par les syndicalistes inquiète au plus haut point les élus communistes et les a conduit à s’adresser à tous les syndicats de l’entreprise afin de leur proposer une rencontre de l’intersyndicale avec tous les élus et forces politiques qui le souhaitent, dans le but de sauvegarder l’emploi à Cofinoga. Une position qu’au nom du groupe communiste à la CUB, Max Guichard défendra en conseil de communauté ce 20 janvier, alors que se réunira au même moment le comité central d’entreprise (CCE) de Cofinoga. Si les annonces prévus (entre 250 et 700 postes supprimés) se confirmaient, elles seraient inacceptables.

 

Actionnaire à 50% de Cofinoga, la banque BNP-Paribas a profité en décembre des 485 milliards d'euros généréusement distribués par la banque centrale européenne (BCE). Des milliards que les banques ont préféré se garder en trésorerie plutôt que de les réinjecter dans l'activité. Et à Mérignac, la BNP-Paribas actionnaire licencie à tours de bras.

On ne peut pas accepter qu’un groupe, peut-être en difficulté, mais qui réalisait encore en 2010 près de 44 millions d’euros de bénéfices se permette de laisser des centaines de salariés sur le carreau. D’autant que Cofinoga est détenu par BNP-Paribas PF (7,8 milliards d’euros de bénéfices en 2010) et Galeries Lafayette (524,6 millions d’euros de profits en 2010). « Nous savons, par l’expérience des luttes que nous avons menées avec les salariés de la Sogerma et de Ford (pour n’évoquer que ceux-là), que seul le rassemblement des forces, au sein de l’entreprise et sur le territoire, est capable de faire revenir ces grands groupes sur leurs décisions », a expliqué Max Guichard. A la Sogerma, entreprise qui devait disparaître du territoire bordelais, notre mobilisation et celle des salariés a permis qu’aujourd’hui encore près de 900 travailleurs y soient salariés. Et chez Ford, malgré de trop nombreuses péripéties, le géant américain qui voulait tout simplement fermer, est encore engagé pour près de 1000 emplois à Blanquefort.

Le groupe communiste fera en outre la proposition de constituer un collectif de surveillance et de défense des emplois dans cette entreprise au sein du conseil de CUB. Collectif qui pourrait initier une table ronde réunissant l’ensemble des partenaires économiques et des organisations syndicales.

 

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