Compte administratif: gare à la pénurie organisée

La présentation du compte administratif de la CUB a été l’occasion pour Jean-Claude Galan de revenir sur le positionnement du groupe des élus communistes et apparantés sur l’agglomération: un acccord sur les investissements qui sont engagés. Mais beaucoup d’inquiétude sur le climat de pénurie organisée qui menace ces investissements.

Disons le de suite, nous sommes satisfaits de ce compte administratif. Il est en effet conforme aux orientations budgétaires que nous avions approuvées.

Et s’il fallait résumer cette approbation en quelques chiffres, nous nous contenterions d’évoquer les 453,7 millions d’euros d’investissements et la part encore très importante de la ligne habitat-logements dans ces investissements.

Avec 62,5 millions d’euros investis sur ce secteur, soit 25 % de plus qu’en 2010, notre établissement prend véritablement la mesure des efforts à produire en termes de logement et particulièrement de logements sociaux.

Des investissements sont fait pour le logement social. Mais beaucoup reste à faire, comme sur l’ancien site du commissariat Casteja où les élus communistes bordelais demandent 100% de logements sociaux.

Et, avec quelques nuances sur la prédominance du tout-tramway, nous pourrions dire la même chose des investissements faits dans le domaine des transports -hors LGV- et bien sûr, de l’eau et de l’assainissement.

Enfin, nous nous félicitons de la nette amélioration du taux de consommation des crédits.

Gageons d’ailleurs que le maintien sinon le développement des frais de personnel n’y sont pas pour rien. Ceux qui dans cette enceinte militent pour la réduction des moyens humains dans nos services publics, militent clairement contre l’efficacité de notre action.

 Mais permettez-moi cependant de réitérer nos alertes.

Elles se basent d’ailleurs sur des éléments du rapport lui-même : nos dépenses sont de plus en plus rigides, indépendantes de nos propres choix, à l’image de la LGV (37 millions en 2012) ; notre pouvoir fiscal de plus en plus réduit (le cadeau du gouvernement Sarkozy-Juppé qui a supprimé la taxe professionnelle représente 7,5 milliards de ressources manquantes pour les collectivités locales) ; les dotations que l’Etat doit verser à nos collectivités en compensation de ce pouvoir fiscal perdu, diminuent et on nous promet encore plusieurs milliards de coupes dans les années à venir.

Dans ces conditions, la mise en place d’un système de péréquation horizontale (FPIC) représente au mieux une hypocrisie. En réalité, après avoir organisé la pénurie, l’Etat demande aux collectivités de se répartir les miettes. Ce n’est pas notre conception de la solidarité entre communes.

Enfin et comme cela s’est déjà produit, les inquiétudes que nous exprimons ici se transformeront en désaccord si cet effet ciseau qui n’a rien d’un phénomène naturel incontrôlé, se faisait ressentir sur le niveau d’investissement ou sur le taux d’imposition des ménages de la CUB.

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