Quand la CUB s’applique déjà la règle d’or

Le budget supplémentaire de la CUB a été discuté au conseil du 11 juillet dernier. Élue communiste de Mérignac, Lena Beaulieu a rappelé les inquiétudes du groupe sur les conséquences de la politique austéritaire sur les objectifs et besoins sociaux de la CUB.

Les rapports financiers de la CUB donnent souvent dans le catastrophisme. Et les élus communistes apprécient que la vérité des prix nous soit offerte. La vérité par exemple d’un effet ciseau qui a commencé à étrangler les collectivités locales sous l’effet de la baisse des dotations d’État conjuguée à l’augmentation incessante des compétences à leur charge.

C’est l’objet d’une partie de la motion discutée à l’occasion de ce conseil et dont nous partageons les constats.

Comment ne pas s’étonner alors de ces excédents que notre établissement dégage ? Comment ne pas s’étonner aussi que, plutôt que d’être utilisés pour répondre à des besoins absents du budget initial, ces excédents soient presque intégralement consacrés à la réduction du recours à l’emprunt ?

Bien sûr, tout bon gestionnaire pourra se féliciter que 100 millions d’euros d’investissements échappent aux taux d’intérêts du secteur bancaire.

Nos collectivités ayant visiblement renoncé à la création d’un véritable pôle public financier qui aurait pu prioriser les crédits aux investissements utiles, elles cherchent toujours à éviter le secteur bancaire.

Nous le regrettons d’autant plus amèrement que cette même assemblée n’a pas hésité il y a quelques semaines, à augmenter de 6 % la facture des usagers des transports en commun. Quand on voit la marge restante, tant sur le budget principal que, encore, sur le budget transport, on peut s’interroger sur les motivations réelles de cette hausse tarifaire.

Enfin, l’argument du maintien à un niveau raisonnable de l’endettement de la CUB ne devrait raisonnablement plus être utilisé. Chacun s’accorde à dire que le taux d’endettement pourrait être inquiétant à partir de 7 annuités. Or nous en sommes à 1,5 année et nous consacrons encore les budgets supplémentaires à réduire le recours à la dette. C’est un fait, la CUB n’a donc pas besoin des institutions nationales et européennes pour s’appliquer la règle d’or budgétaire. Le faire tout en augmentant les tarifs de transport et en rabotant de 10 % tous les projets d’investissements, c’est faire preuve d’un curieux sens des priorités.

En devançant l’appel au dogme de la réduction des dépenses publiques, n’est-on pas là aussi en totale contradiction avec le contenu de la motion que vous nous présentez ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *