De Grattequina à Bacalan: l’industrie doit avancer

 Un nouveau terminal portuaire sur la Garonne ? C’est une excellente nouvelle pour l’industrie dans l’agglomération bordelaise. Une bonne nouvelle qui pourrait être doublée si les élus locaux pèsent de tout leur poids pour que se réalise le projet d’installation d’une activité de réparation navale sur les Bassins à flot. C’est ce qu’a exprimé Gilles Penel, conseiller municipal de Blanquefort.

« Nous tenons à nous féliciter de cette création d’un terminal portuaire supplémentaire sur notre agglomération. Elle prouve que la bataille pour développer l’industrie n’est pas vaine ; elle est même d’avenir. Elle prouve aussi l’atout majeur que constitue la Garonne pour le développement industriel dans notre agglomération. C’est une banalité que de le dire mais une banalité que les décideurs locaux avaient longtemps oubliée. Ce qui a mené à la désertification progressive des activités portuaires dont le port connaît encore les conséquences puisque, même si ces chiffres restent à confirmer, le port de Bordeaux a connu un léger recul de son activité en 2011, avec 8.4 millions de tonnes de marchandises contre 8.7 les années précédentes.

Soucieux de livrer le quartier aux promoteurs immobiliers, il semble qu'Alain Juppé a multiplié les obstacles à la faisabilité de l'activité de réparation navale sur les Bassins à Flot qui portaient pourtant la création de près de 200 emplois.

Dans ce contexte, nous tenons également à soutenir les efforts déployés par le Grand port maritime de Bordeaux pour développer de nouvelles activités. Notre groupe a déjà dit son attachement au développement du transport de matériaux par barges, dans le cadre des grands projets, Euratlantique notamment. L’appel à candidature qu’a lancé le Port pour le développement d’une activité de réparation navale sur les Bassins à Flot de Bacalan est une étape importante. Nous ne pouvons que regretter les tergiversations et les oppositions qu’a pu susciter ce projet. Conjuguer nouvel habitat et industrie propre, c’est un enjeu majeur de notre temps et nos collectivités sortiraient grandies si elles pouvaient y contribuer.

Hormis le sérieux des projets présentés et dont nous connaîtrons sous peu la nature, tous les obstacles semblent levés. Les urbanistes s’inquiétaient de la proximité des hangars avec les nouvelles habitations ? La visite d’un quartier de Viareggio (Italie) a pu les rassurer. Le maire de Bordeaux souhaitait que cette activité industrielle n’empêche pas les piétons de faire le tour des Bassins à Flot ? L’exemple des activités industrielles développées le long des canaux parisiens prouve que c’est aussi possible.

Il y a donc aujourd’hui toutes les raisons de peser de toutes nos forces pour que de tels projets voient le jour. Il en va du dynamisme de notre agglomération et de la perpétuation de l’identité industrielle de ce quartier. »

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