Densifier oui. Mais pour les classes populaires !

Dans un souci de densification, le quartier des Sécheries à Bègles accueillera presque 300 logements supplémentaires à ceux initialement programmés dans ce secteur. Hélas, ces logements supplémentaires seront essentiellement en accession « sociale » à la propriété. Un acte en contradiction avec l’urgence sociale sur le logement. Position qu’a rappelé Vincent Maurin pour le groupe communiste.

Cette délibération est tout d’abord pour nous l’occasion de nous réjouir de deux actes forts dans ce quartier.

D’abord, après la mobilisation des habitants et des associations du quartier, nous avons eu la joie d’apprendre récemment que l’école Joliot-Curie – dont nous avions ici même évoqué le sort– sera finalement rénovée sur place, c’est à dire au cœur du quartier populaire où elle doit jouer son rôle plein.

Ensuite, nous prenons connaissance par cette délibération de la volonté de la ville de construire plus de logements dans ce quartier et de le faire en innovant sur la forme des logements.

C’est une orientation que nous partageons car elle pourrait permettre une densification qui aurait pour objectif d’accueillir les familles modestes qui ont tant de mal à se loger sur l’agglomération.

Et, comme nous l’a rappelé récemment un adjoint au maire de Bègles, si notre groupe a un rapport affectif avec la ville de Bègles, c’est que notre sensibilité y a réalisé des choses importantes, notamment en matière de logements, dans des périodes qui nécessitaient un grand sens de la solidarité et de l’innovation.

Seulement voilà… La prévision de presque 300 logements supplémentaires sur le quartier des Sécheries n’est —semble-t-il— pas suffisant à relever, de manière significative, le taux de logements sociaux dans ce secteur.

En effet, sur l’ensemble de la ZAC, c’est l’accession dite « sociale » à la propriété qui rafle la mise. Et le logement locatif social y stagne lui à 22%, en y incluant un nombre inconnu de PLS dont chacun s’accorde à dire qu’ils ne doivent plus être classés dans les logements sociaux.

Alors que la fondation Abbé Pierre vient de tirer la sonnette d’alarme sur le logement social en Aquitaine et en particulier sur notre agglomération, nous ne pouvons donc pas cautionner cette délibération et ne pouvons que relayer l’appel de la fondation à doubler dès maintenant la construction partout de logements véritablement sociaux.

 

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