Des avancées, enfin, pour la réparation navale !

Le conseil de Bordeaux-Métropole du 8 juillet a été l’occasion du vote d’une subvention au groupement d’entreprises porteur du développement de l’activité de réparation navale sur Bacalan et Bassens. Un premier pas salué par le groupe des élus-es communistes qui a rappelé le rôle des associations, syndicats et élus du quartier dans ce dossier. Voici l’intervention de Max Guichard :

Une des nombreuses conférence de presse, avec le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent

« Voici un dossier qui prouve que la persévérance est une belle qualité. Cette persévérance, c’est celle des associations, syndicats et élus du quartier de Bacalan qui se sont battus à chaque étape de développement de ce quartier, pour maintenir opérationnels les outils industriels majeurs des bassins à flots. Et je pense évidemment à Vincent Maurin qui a sans cesse répété –souvent bien seul, qu’il ne fallait pas tourner le dos à la vocation industrielle des bassins à flots quand certains y voyaient une simple marina. C’est ainsi seul, parfaitement seul, que notre groupe au conseil municipal et à la CUB s’était opposé aux plans de l’architecte Grumbach qui ne maintenait en vie que le bassin n°2, pour en faire un bassin de plaisance, et condamnait la grande écluse et les formes de radoub.
Et la bataille fut encore longue lorsque Nicolas Michelin reprit les commandes du projet, celui-ci renvoyant à des visions « archaïques » tous ceux qui voyaient dans les bassins à flots le moyen de faire vivre aussi le développement économique autre de par le tourisme de luxe. Avec, il faut le dire, l’appui du maire de Bassens, nous avons défendu ici par la voix de Vincent Maurin, la possibilité et même la nécessité de maintenir une activité industrielle en cœur de ville, respectueuse de l’environnement, rendue compatible avec les autres activités urbaines mais répondant à la nécessité de rapprocher lieux de production et lieux de vie.
Le montage retenu, qui articule bien Bacalan et Bassens, nous semble très positif et nous approuvons donc cette subvention. Cette activité doit bénéficier de tous les appuis pour faire la preuve que Bordeaux peut être une ville touristique, de bien vivre et une ville d’activité industrielle moderne.
Nous serons cependant pour cela attentifs à un aspect qui n’est pour l’instant pas évoqué dans cette délibération, c’est la question de l’emploi. Si cette activité reçoit le soutien de la puissance publique, elle se devra d’être exemplaire en termes de conditions de travail, de qualité des emplois, de rémunération et de formation.

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