Eau de la CUB: le rapport qui confirme un vol de plus de 30 ans

Le bureau de CUB du 10 juillet a étudié les conditions de la rupture anticipée du contrat de l’eau. Rupture rendue nécessaire par la décision du conseil de CUB, lors du dernier mandat, de retirer ce service public des griffes de la rentabilité financière.

Par son vote en juillet 2011, le conseil de CUB s'est engagé à un passage progressif en régie des services de l'eau et de l'assainissement sur l'agglomération.
Par son vote en juillet 2011, le conseil de CUB s’est engagé à un passage progressif en régie des services de l’eau et de l’assainissement sur l’agglomération.

Et il y a fort à craindre qu’Alain Juppé trouve des arguments pour remettre en cause ce choix dans les termes mêmes du traité de concession signé en 1992. Car c’était bien, comme les élus communistes n’ont cessé de le dénoncer, le contrat du siècle !

A tel point que, après s’être gavé durant 30 ans sur le dos des usagers et de la CUB, le délégataire devrait, rupture anticipée ou pas, percevoir en fin de contrat 36 millions d’euros. Une véritable gabegie d’argent public !

Les signataires de ce contrat, c’est à dire tous les groupes politiques sauf le groupe communiste, ont pris une lourde responsabilité qui devrait faire jurisprudence dans la gestion de nos missions. Le président de la CUB et quelques élus restent hélas enfermés dans un dogme idéologique. Raison pour laquelle il pourrait remettre en cause la régie de l’eau et de l’assainissement. Raison pour laquelle il refuse, comme d’autres, d’envisager une gestion publique directe pour le réseau de transport en commun. Pour mémoire, la mise en régie de Parcub était annoncée comme une catastrophe, la réalité est aujourd’hui bien différente.

Alain Juppé demande donc que soient poursuivis les travaux sur la comparaison des différents modes de gestion des services publics de l’eau et de l’assainissement. Mais cette étude, nous l’avons eu sous les yeux avec le rapport remis au bureau ! Que lui faut-il de plus pour prendre la décision de confirmer que l’eau est notre bien commun et qu’il doit désormais échapper aux appétits financiers ?

Voir l’article de Sud-Ouest qui relate

l’intervention de Max Guichard en conseil de CUB sur ce sujet.

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