Eau : la baisse de la facture doit être limpide !

Au nom du groupe des élus communistes, Max Guichard a donné son appréciation sur le document cadre sur la politique de l’eau soumis au vote des élus de la CUB ce 16 décembre. En insistant sur la nécessité de respect de l’engagement d’une baisse de 10% de la facture pour tous les usagers.

En premier lieu nous souhaitons nous féliciter de cette initiative d’élaboration d’une politique de l’eau sur notre communauté urbaine. Prendre le temps de la réflexion, de l’échange, de la confrontation sur un tel sujet, pour le mettre en adéquation avec nos ambitions urbaines, nous apparaît indispensable.

Nous partageons l’architecture de l’ensemble des axes soumis au débat :

    • Sur la ressource : nous partageons la volonté d’une politique économe qui permette  une  diminution de la consommation d’eau. Cette politique a déjà pour beaucoup porté ses fruits puisqu’elle nous a permis une baisse de cette consommation alors que la population a augmenté. Le développement de nouvelles techniques, mais également l’appropriation citoyenne de ces enjeux nous ont permis ces progrès, et doivent nous permettre de continuer sur cette voie. Nous apprécions que le document, ne ferme aucune porte quant à la question de la substitution, là aussi  les évolutions technologiques doivent nous permettre d’ouvrir de nouveaux possibles. Cela nous apparaît essentiel quand on s’aperçoit de la fragilité de la ressource en particulier envers les risques de pollution.
    • Sur préservation : nous avons craint un temps que sur cette question un trait d’égalité soit tiré entre les pollutions issues de l’activité économique et celles issues des médicaments. L’une et l’autre sont deux grandes questions, mais qui ne peuvent être abordées de la même manière. Il y a sans doute dans les activités économiques à regarder comment on est en capacité de réduire, traiter, voire pour certains produits interdire leurs utilisations. Sur les médicaments la question est beaucoup complexe puisqu’elle pose des questions environnementales, mais aussi de santé publique tout aussi importantes à notre sens. Il s’agit sans doute d’un des enjeux essentiels en terme de recherche et traitement des eaux usées. 
Si l'eau est un bien commun, pourquoi a-t-on laissé faire le hold-up par les grandes multinationales ?
    Par contre, sur l’élément tarifaire et donc la facturation à l’usager nous restons avec nos grandes inquiétudes. Cette question décisive n’est ici abordée qu’au travers de l’équilibre financier de ce service et de la tarification sociale dont la démonstration est faite de son inefficacité sociale et son coût d’application des plus élevés.

Quant à cet équilibre financier du service, si souvent prôné ici, il nous en fait oublier la notion même de service public et le rôle de l’impôt devant corriger les déséquilibres. Naturels, d’autant plus sur cette ressource vitale pour l’homme qui durant près de 20 ans, ici, aura été source de profits capitalistes sur le dos des usagers au travers du contrat du délégataire en 1992. D’ailleurs la baisse de la facture de – 10% que nous exigeons, correspond au montant de ce hold up supporté par nos concitoyens dès le lendemain de la signature de ce contrat.

En l’état, vous comprendrez que nous nous abstiendrons.

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