Emploi sur la CUB: les mobilisations se suivent et… exigent le changement !

IL y a quelques semaines, le groupe des élus communistes titrait ainsi sa tribune dans le journal de la CUB: « Les travailleurs de la CUB attendent le changement« . Façon d’alerter le pouvoir en place sur la situation de l’emploi et les attentes fortes et légitimes des salariés.
L’actualité girondine ne fait que souligner cette urgence. Très timorée quand il s’agit de relayer les actions du mouvement social, la presse locale a ce matin bouleversé ses colonnes pour faire place aux inquiétudes et propositions des salariés en lutte:

  • A Caudéran d’abord où les salariés de la clinique des Grands-Chênes ont refusé les mesures répressives du groupe Korian qui a pris les reines de ce centre de rééducation. Après 24 heures de grève, la « prime de rendement »  s’est muée en prime d’intéressement et les mesures répressives ont disparu. Bravo à eux.
  • A Bordeaux, ce sont les postiers de Coliposte qui ont obtenu la création de 5 emplois après une action de grève répétée chaque samedi de novembre.
  • A Mérignac, les travailleurs de la marque Oxbow exigent pour leur part des comptes et réfutent la justification du plan de suppression de 35 emplois qui les menace.
  • A Bruges, les salariés de Commscope sont eux abasourdis après que le groupe américain (propriété du fond d’investissement Carlyle, qui a aussi sacrifié 60 emplois chez Zodiac à Saint-Jean-d’Illac) a rompu les négociations pour la reprise de leur activité qui semblait pourtant tout à fait possible.
  • A Blanquefort enfin, les salariés de Labso ont rencontré le préfet hier et présenteront les conclusions de l’expertise exigée par leur CE pour contester la fermeture de ce site et donc la suppression de leurs emplois. Au nom du groupe des élus communistes, Max Guichard est allé à leur rencontre devant la préfecture.
  • A Saint-Jean-d’Illac, ce sont ceux de Mondi qui contestent le droit d’un autre grand groupe, bénéficiaire à hauteur de 180 millions d’euros en 2011, de détruire leur savoir-faire.

Autant de raisons pour le gouvernement Ayrault de prendre en compte les propositions du Front de gauche et notamment le projet de loi visant l’interdiction des licenciements boursiers.

Autant de raisons pour les travailleurs de la CUB de participer à la mobilisation contre le chômage et la précarité organisée ce Samedi 1er décembre partout en France. A 14h30 place de la Victoire pour Bordeaux.

Parce que nous sommes les 99% qui créons la richesse. Et que nous en avons assez de subir la loi du capital.

Journal CUB

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