Et maintenant, en avant vers la gratuité !

Près de 500 citoyens avaient en 2011 signé la pétition des élus communistes contre l’augmentation des tarifs des transports en commun. Une exigence de justice sociale qui va de paire avec la volonté de promouvoir l’usage de ces transports en commun. Exigence qui a porté puisque un an plus tard et sous l’impulsion des mêmes élus communistes, le président de la CUB a décidé de ne pas écouter les conseils de l’UMP locale qui voulait faire payer plus cher aux usagers. Voici l’intervention du président du groupe communiste, Max Guichard :

Lors du Bureau du 06 décembre, je suis intervenu au nom de mon groupe pour demander le gel des tarifs, notamment des transports et des services funéraires.  J’ai été entendu et cette proposition ait été retenue, dans le rapport qui nous est présenté ce matin.

Dans cette période de crise c’est un bon signe que nous envoyons à la population. C’est un signe d’attention et de justice pour ceux qui souffrent, c’est aussi à notre sens un élément d’efficacité économique et social. Nous émettons quand même le regret que l’ensemble des tarifs ne bénéficie pas de la même mesure.

Avec l’arrivée au printemps des navettes fluviales, le réseau de transports en commun s’enrichit. Il faut aller plus loin, en s’appuyant sur un financement emprunt de justice sociale.

Lors du rapport qui nous avait été présenté en bureau il avait été fait référence au dernier rapport du libéral institut Montaigne. Celui-ci fait la démonstration que notre modèle de transport public serait obsolète et qu’il faudrait, à terme faire payer plus les usagers. Ceci nous est asséné comme une évidence, une évolution naturelle de notre société, un passage obligé. Permettez-nous de nous inscrire en faux avec cette vision. Car dans les faits nous sommes au cœur d’une bataille idéologique, d’une vision de la gestion des services publics, qui s’affrontent.  Autant le dire nous ne sommes pas de ceux qui pensent que cela doit être aux usagers de payer.

En effet pour nous les services publics ne sont pas de simples services d’intérêt général. Ce sont des outils pour faire vivre la solidarité, permettre l’égalité entre citoyens, aider au développement harmonieux du territoire, dégagés de toute logique de rentabilité, car se donnant comme boussole la réponse aux besoins des populations. Autant de principes qui ne sont pas au cœur de la réflexion de  l’Institut Montaigne.

Bien évidemment mes chers collègues tout cela a un coût. C’est une réalité. Avoir de bons services publics, c’est aussi avoir des personnels qualifiés, bien rémunérés qui le font vivre, avec de bons outils de travail. Alors qui doit payer ? Pour notre part il y a longtemps que nous avons répondu à cette question. Nous restons convaincus, que l’impôt outil de solidarité, d’égalité entre les citoyens doit être l’élément central de ce financement.

Pour être plus précis dans le cas de notre établissement l’impôt économique devrait être cet élément central. Il est évident que la disparition de la taxe professionnelle nous met dans une fâcheuse posture. Est-ce une raison pour se retourner vers les ménages ? Nous ne le pensons pas. Au contraire nous continuerons à mener le combat pour la mise en place d’une nouvelle taxe professionnelle.

Enfin vous connaissez notre position sur la question de la gratuité des transports. Elle est pour nous un atout indéniable pour le développement des transports publics, permettant de répondre à des enjeux sociaux et environnementaux, et donc économiques. Nous connaissons les réticences existantes dans cette assemblée. Mais entre le tout ou rien il nous semble que des compromis utiles à nos populations peuvent être construits. Nous avons monsieur le Président déposé un projet de tarifications sociales des transports. C’est une première réflexion, et donc par la même perfectible. Mais il nous semble nécessaire que notre établissement, au travers du COPIL qui existe, s’empare mieux de cette réflexion, pour répondre davantage aux besoins de nos concitoyens.

Voilà monsieur le Président, les éléments que nous voulions amener au débat, en nous félicitant une nouvelle fois de cette décision comme celle à venir sur l’eau, ou celle passée sur l’assainissement.

 

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