Euratlantique: Des premiers pas très insuffisants

 Après la création de la ZAC Saint-Jean Belcier, la CUB et la ville de Bordeaux signent deux protocoles d’intervention sur ce quartier et sur les Berges de Garonne. Des pas supplémentaires pour un projet Euratlantique qui, de l’avis d’élus communistes bien seuls sur le sujet, manque cruellement d’ambition en terme de logement social, d’emploi mais aussi de projets de développement durable. Ce qu’a rappelé le président du groupe, Max Guichard.

Avec ces deux délibérations, nous rentrons dans les aspects concrets du projet Euratlantique sur la rive gauche de la Garonne et particulièrement sur Bordeaux.  Vous connaissez les critiques que nous émettons sur ce dossier. Ce secteur de l’agglomération méritait une réflexion et une rénovation urbaine d’envergure à l’échelle de la saignée qu’on connu ces quartiers ces trente dernières années.

Mais nous considérons depuis le début que ce dossier est pris par le mauvais bout. En effet, cette absolue volonté de créer une concentration de bureaux – puisque ce n’est plus un centre d’affaire – dans ce secteur ne relève pas tant des besoins de la population que d’une volonté d’inscrire notre agglomération dans une logique de concurrence avec les autres métropoles. Il est mis en avant le nombre d’emplois qui vont être créés, là aussi nous ne pouvons qu’être d’accord. Mais notre sentiment à ce jour, ce n’est pas tant que des emplois vont être créés sur ce secteur, mais qu’il s’agit plutôt de la concentration d’emplois déjà existants, comme le montre le déménagement de la Caisse d’Epargne vers Euratlantique. La mise en place de la cité numérique à Bègles sera donc l’arbre qui cache la forêt de la diversification.

Nous voyons donc que derrière le changement de vocabulaire restent des logiques qui ne nous conviennent pas. Pour ce qui est du logement, je voudrais souligner notre satisfaction qu’aboutisse le projet de réseau de chauffe. Cependant, nous ne pouvons être satisfait de la réponse qui nous a été faite lors des commissions réunies. Le directeur de l’OIN continue, sans qu’il soit contredit par aucun élu autre que communiste, à nous présenter les PLS comme des logements sociaux, se cachant derrière la loi. Dans cet établissement, tout le monde convient que ce type de logement ne peut être intégré comme du logement social de fait. Nous nous retrouvons donc avec 25% de logement sociaux. La frilosité de la CUB sur cette question du logement social dans ce dossier fait apparaître une nouvelle fois un décalage entre le discours et les actes.

 Enfin, nous réitérons comme nous l’avons fait en commission notre volonté que le Fleuve soit mieux pris en compte dans ce dossier, et ce tant pour le transport de voyageur que pour celui de marchandises. Le constat d’absence de filière compétente ne peut nous satisfaire et, au contraire, doit nous inciter à plus de volontarisme sur cette question. Nos élus, et particulièrement Vincent Maurin et Michel Olivier, se tiennent à l’entière disposition de nos services et de l’OIN pour regarder comment nous pouvons faire avancer cette question. Nous sommes persuadés que l’impulsion de la force publique peut permettre d’ouvrir de nouveaux horizons sur cette question.

En effet, le concept maintes fois utilisé de « reconquête du fleuve » nous laisse pour le moins perplexe. Si nous apprécions, comme des milliers de gens de l’agglomération, l’aménagement des quais, nous restons persuadés que l’autre versant de cette reconquête doit être son utilisation à des fins économiques pour répondre aux besoins de nos populations et aux enjeux environnementaux. En l’état, tout reste, au mieux, sous la forme de discours.

Pour ce qui est du financement, nous en arrivons à nous demander quel est l’intérêt de créer une OIN, quand on voit le niveau très élevé d’intervention de la CUB. Voilà les quelques remarques que nous voulions émettre à la lecture de ces deux rapports avec l’éclairage des commissions réunies. Nous renouvelons donc une nouvelle fois notre vote contre.

 

 

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