Nos exigences sociales pour la CUB

Les conseils municipaux des 28 communes de la CUB sont amenés à débattre du rapport d’activité annuel de la CUB. L’occasion pour les conseillers communautaires et municipaux, de revenir sur les grands évènements de l’année 2013. Et sur les exigences économiques, sociales et environnementales pour la suite.

Le groupe des élus communistes à la CUB et les conseillers municipaux communistes se sont exprimés tout au long de l’année sur l’ensemble des dossiers présentés dans ce rapport d’activité. S’il fallait néanmoins n’en retenir que quelques-uns, nous commencerions évidemment par l’inauguration du pont Bacalan-Bastide. C’est un magnifique ouvrage qui répond enfin à un besoin de circulation accru entre les deux rives. C’est aussi le chaînon manquant de la ligne de ceinture ferroviaire qui est ici comblé. Très vite, ce pont devra donc accueillir un tramway qui, en connexion avec cette ligne de ceinture pourrait constituer le réseau ferré circulaire qui manque tant à notre agglomération.
Pour rester sur la question des transports, et c’est trop peu souligné par le rapport d’activité, 2013, c’est aussi une année de gel des tarifs de TBC. Un gel obtenu par les élus communistes et soutenu par une majorité des élus de gauche. C’est un acte concret de soutien aux transports en commun, mais aussi de soutien aux familles de la CUB si durement touchées par les conséquences sociales de la crise économique provoquée par les spéculateurs. Ce geste social et écologiste n’a hélas pas été poursuivi pour les années suivantes et hélas pas défendu par la gauche devenue minoritaire à la CUB.

Il faut espérer qu’il n’en sera pas de même sur les ambitions que la gauche avait imprimées en matière de construction de logements sur la CUB. Dans toutes les opérations, et en particulier dans les opérations « 50 000 logements autour des axes de transports en commun », les élus communistes ont poussé pour que 50% des appartements livrés le soient à des loyers accessibles au plus grand nombre (PLUS et PLAI). Dans le cadre des débats sur le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT), les élus s’étaient ainsi orientés sur un objectif de 40% de logements sociaux dans chaque opération nouvelle. De même pour les 50 000 logements. Nous serons soucieux de la poursuite des efforts dans ce domaine.Journal CUB

2013, nous indique le rapport d’activité, c’est aussi l’année de conclusion de l’accord avec le constructeur Ford qui s’était engagé au maintien de 1 000 emplois sur son site de Blanquefort. Pour « accompagner » cet engagement, la CUB a versé 2,5 millions d’euros à une multinationale qui compte ses bénéfices en milliards de dollars. Seul notre groupe s’y est opposé à la CUB. Or, un an plus tard, les dirigeants de Ford se targuent de vouloir externaliser quelque 200 contrats de travail vers GFT et avouent n’avoir aucune intention de réaliser l’objectif de 1000 emplois. C’est proprement inacceptable et nous demandons que l’accord avec Ford soit revu.

Ce pourrait être un des rôles de la conférence économique et sociale qui s’est réunie une première fois en 2013, sur l’insistance des élus communistes à la CUB. Cette conférence pourrait être un lieu de débat et de co-élaboration entre les élus, les syndicalistes, les associatifs, le secteur bancaire, pour le développement social, écologique et humain de l’agglomération.

Enfin, toutes ces ambitions sont mises en balance sous l’effet de deux logiques dangereuses à nos yeux. La métropolisation d’abord, poussée par une loi autoritaire votée en 2013 qui oblige les communes à renoncer à un certain nombre de leurs compétences. Une « mutualisation » forcée qui s’accompagne d’un éloignement des lieux de décisions par rapport aux citoyens. Une « mutualisation » qui sert un objectif précis, c’est la deuxième logique : la réduction des dépenses sociales utiles des collectivités. Pour la CUB, l’austérité imposée par le gouvernement Valls représente près de 60 millions d’euros de perte sur la période 2013-2017. Une logique de réduction des dotations des collectivités qui était déjà à l’œuvre lorsqu’Alain Juppé était encore au gouvernement puisque la ponction était déjà de 4,3 millions d’euros pour la CUB en 2013 (2,5 millions en 2012).

Soyons clairs, toutes les ambitions sociales, économiques et écologiques de nos collectivités sont aujourd’hui mises en danger par cette politique d’austérité. Nous n’aurons donc de cesse de combattre cette orientation. Et, concrètement, de veiller à ce que la « mutualisation » forcée ne se traduise ni par une réduction des moyens de nos collectivités et de leurs agents, ni bien sûr par un affaiblissement du service public rendu aux citoyens.

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