Ford doit honorer ses engagements !

Deux mois après avoir obtenu près de 25 millions d’euros d’argent public, dont 2,5 millions de la CUB, le constructeur automobile Ford a envoyé son vice-président pour le continent européen visiter les décideurs de l’agglomération bordelaise. Agglomération où il avait fallu toute la détermination des salariés, des syndicats, des élus et des citoyens pour faire revenir Ford sur sa décision d’abandonner un site industriel. Deux mois après donc et 20 milliards de dollars de profits après, le dirigeant de Ford n’a semble-t-il rien à dire… Une attitude qui doit alerter les citoyens et faire réfléchir sur l’habitude que les collectivités locales ont prises de sortir le carnet de chèque à chaque toussotement des dirigeants d’entreprises capitalistes.

Monsieur Mickaël Flwitt, vice-président de Ford Europe, était aujourd’hui en visite dans l’agglomération bordelaise où il a rencontré le président de la CUB, Vincent Feltesse, le préfet et les représentants du Comité d’entreprise du site de Blanquefort.

Avec un tel programme, on pouvait légitimement s’attendre à ce que le représentant de Ford fasse des annonces, rassure les salariés sur la pérennité des emplois à Blanquefort,… Il semble qu’il n’en est rien.

Syndicaliste chez Ford et élu à la CUB, Gilles Penel sera en débat le 28 février au cinéma Utopia. http://blog.aquit.fr/cubpcf/2012/02/22/pour-que-les-ouvriers-ne-soient-pas-quun-souvenir/

Poliment, monsieur Fwitt a ignoré les exigences des salariés et des institutions qui peuvent se résumer à deux points : accélération des projets promis afin d’arriver à 1000 emplois sur Blanquefort d’ici 2014 et réinstallation du logo de Ford devant l’usine afin de signifier que ce retour du constructeur américain est bien pérenne.

Le groupe des élus communistes et apparentés avait manifesté son opposition à l’octroi par la CUB d’une subvention de 2,5 millions d’euros à Ford. Les groupes du Front de gauche au conseil général et au conseil régional avaient fait de même. Les hésitations de la direction de Ford ne font que conforter notre position. Sans parler de l’annonce, il y a quelques semaines, du bénéfice de Ford qui s’élève désormais à plus de 20 milliards de dollars. Ce type d’entreprises n’a pas besoin de l’argent des citoyens pour trouver des fonds.

Nous rappelons cependant que la délibération de la CUB votée le 16 décembre 2011 stipulait que le premier acompte des 2,5 millions d’euros ne serait versé qu’à condition de la remise par Ford d’« une photographie attestant de la repose du logo Ford ». Nous serons vigilants à ce que cette condition soit respectée. Plus encore, nous rappelons que le solde du versement doit être versé au prorata des 1000 emplois programmés. La mobilisation des salariés, de leurs organisations syndicales, des élus et des citoyens doit contraindre Ford à atteindre cet objectif.  

 

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