Ford doit respecter ses engagements !

 Alors que les présidents de la CUB, Vincent Feltesse, et du conseil régional, Alain Rousset, se sont récemment inquiétés de la lenteur de Ford à mettre en oeuvre les projets necessaires à la création de 1000 emplois dans l’usine de Blanquefort, les élus communistes sont allés plus loin. Déjà opposés aux subventions votés à la région, au conseil général et à la CUB, ils ont réclamé le retrait de celles-ci. Une manière de maintenir la pression sur un groupe qui ne donne que des réponses à minima aux collectivités locales.

Après la visite du vice-président de Ford Europe, en février, les nouvelles venant de la direction ont été soit inexistantes soit inquiétantes.  Selon le cabinet d’experts mandaté par les organisations syndicales, c’est bien simple, « il manque un ou deux projets supplémentaires pour garantir à terme l’atteinte de la cible de 1200 emplois », nécessaire à l’obtention des 1000. Sachant que pour la mise en place d’un projet il faut entre 18 et 24 mois que va-t-il se passer pour les salariés si l’annonce des projets n’est pas faite avant la fin du semestre ?

Vice-président de Ford-Europe, Mike Flewitt est venu en février dernier expliquer aux élus locaux (ici les élus du conseil régional) qu'il n'avait rien à leur dire malgré les 25 millions d'euros d'argent public qui lui sont promis (dont 2,5 millions votés à la CUB).

Pour l’instant seuls 680 emplois sont assurés avec les nouveaux projets. Le reste est lié à l’usine sœur de GFT qui commence elle aussi à rencontrer des difficultés. Comme chez FAI, les syndicats vont déposer un droit d’alerte. Vous le savez, en décembre dernier, notre groupe a voté contre la subvention de 2,5 millions d’euros à Ford. Subvention dont le versement était lié à la réalisation des 1000 emplois et à la pose du logo Ford devant l’usine. A ce jour, non seulement aucune de ces deux conditions n’est réunie mais, en réponse aux syndicats, la direction affirme qu’« il convient d’attendre que les 1000 emplois s’appuient sur des projets pérennes (dont elle avoue ignorer la nature) avant de songer au logo ». Nous voudrions donc savoir si Ford a accepté de signer les conventions de subvention que lui a soumis la CUB, le conseil général et le conseil régional.

Pour notre groupe, la preuve est une nouvelle fois faite que la soumission devant les grands groupes n’aboutit à rien. Il faut au contraire faire preuve d’une grande fermeté et contraindre Ford à la création des emplois promis, en premier lieu aux salariés. Ils doivent bénéficier de nouveaux droits pour se faire entendre. Avec nos collègues élus communistes et du Front de gauche au conseil régional et au conseil général, nous demandons donc le retrait des aides votées par nos trois institutions. Nous proposons également que la CUB prenne l’initiative de réunir un comité de pilotage composé d’élus, de représentants des organisations syndicales et de représentants de Ford.

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