Ford: il faut retirer les aides publiques et se battre pour l’emploi !

Les élus communistes et du Front de gauche à la CUB, aux conseils général et régional tiennent à faire part de leur exaspération face à l’attitude de la direction de l’entreprise Ford de Blanquefort.

En février déjà, lorsque le vice-président de Ford Europe avait rendu visite aux acteurs locaux pour leur annoncer qu’il n’avait rien à leur dire, nous avions déjà alerté. Plus d’un mois plus tard, non seulement Ford n’a pas apporté de réponse mais l’entreprise a même refusé de signer les conventions proposées parla CUB, le conseil général et le conseil régional.

Dans toutes les collectivités concernées, les groupes communistes se sont opposés aux subventions publiques accordées à cette entreprise qui a fait plus de 20 milliards de dollars de bénéfices en 2011. http://blog.aquit.fr/cubpcf/2011/12/19/ford-fait-chanter-les-collectivites-locales/Enfin les présidents du conseil régional et dela CUB, messieurs Rousset et Feltesse, s’interrogent eux aussi sur la volonté de Ford de tenir son engagement d’assurer 1000 emplois dans l’usine de Blanquefort. Et de se questionner sur la conditionnalité des aides qu’ils ont décidé d’accorder à une entreprise qui venait d’annoncer un peu plus de 20 milliards de dollars de bénéfices.

Les élus communistes et du front de gauche à la région, au Conseil général et à la Communauté Urbaine en votant contre ces subventions avait alors exprimé que la solution n’était pas dans l’apport d’argent public au groupe Ford qui ne manque pas de moyens financier pour les investissements nécessaires au site de Blanquefort. Il s’agissait d’interpeller les dirigeants de cette multinationale et d’infléchir leur stratégie de développement sur le territoire aquitain et girondin. Car si le groupe Ford  ne tient aucun de ses engagements en Gironde,  il vient de décider  de lourds investissements en Tunisie, en Inde et au Mexique.

La preuve est une nouvelle fois faite que la soumission devant les grands groupes n’aboutit à rien. Il faut au contraire faire preuve d’une grande fermeté et contraindre Ford à la création des emplois promis, en premier lieu aux salariés qui doivent bénéficier de nouveaux droits pour se faire entendre. Nous demandons donc le retrait des aides votées par nos trois institutions.

 Max Guichard, président du groupe des élus communistes et apparentés à la CUB.

Alain Baché, président du groupe Front de gauche au Conseil régional.

Jean-Jacques Paris, président du groupe Front de gauche-PCF au Conseil général.

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