Ford: la quête de profits n’a pas de frontières… la solidarité non plus !

Des collectivités locales qui déploient les grands moyens; des travailleurs et des syndicats qui acceptent tous les compromis;… un groupe international qui décide de fermer leur site ! Tel est le scandaleux scénario de la fermeture annoncée du site Belge de Ford, à Genk. Une annonce qui est intervenue quelques jours avant la réunion du conseil de communauté de la CUB. L’occasion pour Gilles Penel d’exprimer sa solidarité avec les travailleurs belges et de réclamer plus de fermeté dans les relations avec Ford pour le développement de l’emploi à Blanquefort.

Colere des peuples
http://whisperpress.wordpress.com/2011/05/03/1er-mai-may-day/

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons appris il y a quelques jours la décision de Ford de fermer son usine belge de Genk. En 2014, 4500 travailleurs belges seront mis à la porte et près de 5000 emplois indirects menacés. Une décision que le constructeur américain a préféré annoncer en Espagne, faisant miroiter aux représentants des salariés qu’ils pourraient ainsi récupérer la fabrication de 3 modèles de voitures, soit 1400 emplois… Le lendemain, avec la même froideur, Ford annonçait 1500 suppressions d’emplois au Royaume-Uni. Pourtant, ces deux pays s’affichaient comme les champions de la compétitivité… on en mesure les dégâts !

Ford Belgique
Après le choc, les travailleurs belges ont rappelé à Ford que ses milliards de bénéfices n’existeraient pas sans leur travail.
http://www.humanite.fr/fil-rouge/le-ptb-demande-la-saisie-de-ford-genk-en-cas-de-fermeture-du-site-communique-du-ptb

Là-bas, comme en Espagne et en France, les salariés, leurs représentants et les politiques ne doivent pas être dupes. La quête de profit n’a pas de frontière et les mauvais coups tombent toujours sur les travailleurs. C’est la raison pour laquelle le groupe des élus communistes et apparentés tenait à exprimer sa plus grande solidarité avec ces travailleurs frappés de plein fouet par ces décisions injustes. Les peuples d’Europe doivent gagner l’interdiction de licenciement dans les entreprises qui réalisent des profits. C’est ce que réclament les députés du Front de gauche à l’assemblée nationale.
Enfin, notons que les syndicats belges avaient concédés nombre de sacrifices, notamment sur les salaires, et que les collectivités publiques du pays n’avaient pas hésité à financer les « plans d’avenir » de Ford à Genk. Nous voyons aujourd’hui le résultat de cette politique de compromis. Et nous alertons donc une nouvelle fois les élus de la CUB et d’Aquitaine afin qu’ils se montrent fermes avec la direction de Ford sur les engagements qu’elle a prise à Blanquefort. A ce titre, il faut continuer d’exiger du préfet que, comme annoncé, il mette en place le comité de pilotage début décembre afin d’obtenir les assurances nécessaires sur les 1000 emplois et sur le retour du logo.

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