GPSO, priorité aux trains du quotidien !

Dans les ministères on se presse pour savoir comment les LGV vers Toulouse et Dax vont bien pouvoir être financées. Soucieux que les alternatives soient étudiées très sérieusement, les élus communistes de la CUB ont accueillis avec satisfaction le projet d’aménagements ferroviaires au Sud de Bordeaux (AFSB). Si ces aménagements sont réfléchis dans le cadre de la LGV, ils seront utiles quoiqu’il arrive aux trains du quotidien. Explication de vote par Max Guichard.

Mon intervention sur la ligne de ceinture ferroviaire, et notre insistance sur la revitalisation de cette infrastructure, prouvent s’il en était besoin l’attachement de notre groupe au développement du réseau ferré.

Je commencerai donc par me féliciter que ce tronçon ferroviaire soit ainsi modernisé. C’est une bonne nouvelle pour la sécurité du réseau, dont le drame de Bretigny-sur-Orge nous a démontré qu’il devait redevenir une priorité pour l’opérateur national. C’est une bonne nouvelle aussi pour les usagers quotidiens des TER dont on espère qu’il profiteront très vite des possibilités augmentées de fréquence de leurs trains.

Il est donc heureux que ce tronçon soit réalisé hors des contingences liées au Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). D’abord parce qu’on se demande bien avec quel argent ces projets de LGV pourraient bien voir le jour.

Faut-il en effet rappeler que, après le scandaleux désengagement de l’État sur la ligne Tours-Bordeaux, 32 des 58 collectivités appelées à financer cette ligne se sont retirées de son financement, soit 300 millions d’euros de manque ?

Qui peut croire que les mêmes collectivités, étranglées qu’elles sont par la politique d’austérité, remettront au pot pour les lignes vers Toulouse et Dax ?

C’est une fable que se racontent là quelques-uns quand les études mandatées par les élus locaux ont depuis longtemps montré que la simple rénovation de la ligne entre Bordeaux et Toulouse représente un investissement bien moindre pour un différentiel de 13 minutes entre la LGV et la ligne rénovée.

En ces temps où chacun se targue de vouloir bien gérer les deniers publics et où les coups de rabots frappent durement les dépenses sociales, on comprendrait mal que ces projets échappent à la règle.
Pour revenir au tronçon entre Bègles et St Médard d’Eyrans, il est évident que l’investissement est directement utile à la desserte locale et qu’il peut donc paraître pertinent que les collectivités locales participent à son financement. Mais là encore, quelle pertinence du discours entre ceux qui dénoncent l’empilement administratif et demandent là à la région, au département et à l’intercommunalité de financer ?
Alter LGV

On peut se demander au final qui a compétence sur quoi exactement ? Pour notre part, nous réitérons notre proposition que la question des transports en commun fasse l’objet d’une mise en partage au minimum au niveau départemental afin de penser la mobilité dans sa totalité, bien au-delà des frontières de notre agglomération.

Sur le GPSO, nous demandons donc que les études alternatives soient mises à disposition de l’ensemble des élus et que nous puissions débattre de leur pertinence. Sur le financement de ces aménagements ferroviaires au Sud de Bordeaux (AFSB), nous demandons une clarification des compétences de chacun afin de revoir la clé de répartition du financement.

En tout état de cause, l’État doit revenir au premier rang des financeurs. Enfin, sur la mobilité locale, nous demandons que soit étudiée la création d’un syndicat commun au département et aux intercommunalités pour une meilleure articulation des différents modes de transport en commun.

Dans l’attente de ces éléments, nous nous abstenons.

 

 

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