Groupe communiste à la CUB: on ne lâche rien !

A la veille d’un conseil de CUB chargé et au lendemain d’élections nationales qui ont quelque peu bousculé l’échiquier local, Max Guichard a tenu une conférence de presse pour clarifier la ligne politique du groupe des élus communistes et apparentés. Loin des « coups politiques » et des postures politiciennes, l’intérêt des classes populaires et des travailleurs restera le seul aiguillon de ces élus. Une ligne qui sera très vite mis à l’épreuve des questions de mode de gestion des services publics, de maîtrise du foncier ou d’aide aux entreprises.

Depuis le début de ce mandat à la CUB, notre pays, comme tout le continent européen, est bouleversé par une crise systémique, celle du capitalisme financier qui touche tous les pans de notre société. Dans le domaine purement économique, les exemples de Cofinoga et de Ford en sont ici les plus prégnants, comme le rôle des banques, plus avides de spéculation que d’investissements productifs. C’est dire que notre agglomération n’est pas épargnée par cette crise, bien au contraire.

Le conseil de CUB du 13 juillet sera de nouveau l'occasion d'intervenir sur l'avenir de Ford-BlanquefortAussi, nous pensons qu’une institution comme la CUB, de par son envergure financière (1,5 milliard de budget), ses compétences et son poids politique (120 élus dont aujourd’hui 2 députés, 2 sénateurs, de nombreux conseillers généraux, très majoritairement à gauche) est une collectivité non seulement en capacité de résistance à cette crise mais, plus encore, une force d’actions pour aider à en dépasser les causes et les conséquences. Cela est encore plus vrai aujourd’hui, avec une large majorité de gauche aux plus hauts sommets de l’État.

Ainsi, lutter contre les causes financières et politiques de cette crise et donc ses conséquences sociales et environnementales doit être un objectif mené au sein de cette CUB afin de faire réussir la gauche. Donc, plus encore aujourd’hui qu’hier, le groupe des élus communistes et Républicains s’investit et s’investira pleinement dans cette perspective autour de propositions que nous n’avons eu de cesse de porter face à la droite dont l’objectif permanent aura été de détricoter des pans entiers de notre tissu économique et social.

Cette crise, nous aiderons à la dépasser, cette droite, nous l’empêcherons de regagner du terrain, donc cette gauche ne réussira que si nous répondons avec grandes ambitions aux attentes et exigences populaires. Certes, suite aux résultats électoraux sur notre agglomération, sur la ville de Bordeaux, avec une droite qui ne désarmera pas, la compétition va être exacerbée, tous les « coups » peuvent se produire. Mais rien ne devra nous détourner de nos objectifs. Nous ne transigerons sur aucun dossier, sur aucun contenu d’intérêt général, quel que soit le positionnement des uns et des autres, car faire réussir la gauche, c’est partout et sur toutes les questions répondre à l’intérêt majeur de nos populations.

Depuis des mois les communistes de l'agglomération, comme içi à Bègles, interviennent pour pointer la responsabilité des banques dans la crise actuelle. A la CUB, les élus communistes militent pour une conférence bancaire visant à faire financer raisonnablement les investissements utiles à l'emploi et aux équipements publics.

C’est ce que vous pourrez mesurer lors du prochain conseil de CUB ainsi que dans les mois à venir : comme par exemple la mise en œuvre urgente d’une conférence bancaire avec la participation effective des élus, des représentants de chefs d’entreprises et des syndicats de salariés, afin d’exiger que les masses financières gérées par ces institutions financières et qui sont en majorité issues des dépôts de nos concitoyens, soient réorientées vers des investissements publics et productifs, créateurs d’emplois. Cette question a été mise à l’ordre du jour de notre calendrier d’action au sein de cette CUB, il faut vite la mettre en application.

Créations d’emplois, y compris industriels, permettant d’endiguer le drame du chômage, mais aussi de mettre notre agglomération à la hauteur du défi humain qu’elle s’est donné avec la perspective du million d’habitants. C’est tout notre combat pour qu’à Bordeaux par exemple, des quartiers comme les Bassins à flots ou ceux d’Euratlantique permettent une totale mixité sociale et économique.

Agglomération millionnaire, c’est permettre à toutes les familles qui y vivent et y vivront demain d’obtenir un logement de qualité, dans des éco-quartiers généralisés et dont le loyer ne sera plus un handicap insurmontable, comme aujourd’hui pour nombre de foyers en mal de logement. C’est tout le sens de notre proposition d’obtenir la création de plusieurs dizaines de milliers de logements sur la CUB (bien au-delà des 50 000) dont 50% de très sociaux (PLUS et PLAI), au loyer ne dépassant pas 400 euros mensuels, (étude des besoins faite par le journal Sud-Ouest).

Logements, emplois à proximité ou sur la ville de résidence, c’est commencer à construire un aménagement du territoire à dimension humaine, donc durable et naturel. C’est encore une fois le sens que nous voulons donner à Euratlantique, en appui de services publics développés, donc éloigné du centre d’affaire encore trop envisagé, même si des inflexions y sont aujourd’hui portées.

Tramways, bus, Vcub,... Tout ces outils relèvent du service public et doivent être gérés ainsi, pas en fonction des taux de rentabilités de tel ou tel grand groupe. C'est la vision que seuls les élus communistes défendront ce 13 juillet.

Emplois-logements-transports publics, voilà le triptyque auquel notre CUB doit donner tout son sens social et donc public. Voila pourquoi nous nous opposerons dès demain, en bureau de CUB, à continuer à confier la gestion de nos transports à un délégataire privé, comme hier le groupe Véolia et aujourd’hui le groupe Kéolis. Nos missions de service public organisant cet aménagement du territoire, offrant le meilleur service rendu à nos populations, pour être pleinement efficaces doivent se réaliser dans le cadre d’une gestion publique directe offrant la totale transparence et le meilleur contrôle possible, tant par les élus que par les citoyens.

C’est bien en ce sens que nous avons participé activement à l’heureuse décision de la prochaine mise en régie de notre gestion de l’eau, dans le cadre d’une préservation de la ressource, assurée en adéquation avec la réponse aux besoins de chaque foyer, sur la base d’une facture qui doit enfin baisser de manière effective. En ce sens, la prochaine étape de la gestion assainissement doit nous offrir une perspective concrète.

En effet, nous touchons là à une nécessaire rupture avec les gestions précédentes de nos budgets CUB. Nous ne pouvons, encore moins aujourd’hui qu’hier, en raison de l’approfondissement de cette crise qui frappe si durement nos concitoyens et du changement politique qui donne tant d’espoirs, continuer à : accepter que nos recettes continuent d’être laminées par des réductions drastiques des aides et dotations de l’État qui, dans le même temps, se désengage de ses responsabilités sur le dos des collectivités locales, comme ici pour la LGV : 36 millions d’euros imputés sur notre budget supplémentaire. Voilà pourquoi nous ne voterons pas ce budget, ce d’autant que la déclaration de politique générale faite par le 1er ministre J.M. Ayrault devant les députés semble appeler à poursuivre dans cette orientation, en ne prévoyant pas de remettre en chantier la réforme territoriale sarkozyste, prévoyant même de mettre nos institutions publiques et les agents territoriaux sous le diktat de la règle d’or Merkozy. Pas plus que nous accepterons que nos recettes budgétaires continuent de s’appuyer sur les augmentations de nos tarifs publics, voire pire, avec le projet de création d’un outil foncier, certes nécessaire, mais qui ne peut, selon nous, en aucun cas être financé par une taxe additionnelle correspondant à un impôt ménage supplémentaire. Dans un temps où le coup de pouce du SMIC aura été de 0,6%, avec la prévision d’un quasi-blocage des salaires, toute hausse des tarifs, tout nouvel impôt équivaudrait à une amputation dramatique du pouvoir d’achat. Ce serait inacceptable !

Nous proposons ainsi de faire de ces questions un large débat public sur l’ensemble de notre agglomération, afin qu’avec nos concitoyens rassemblés nous puissions faire modifier ces logiques et pratiques budgétaires, car si elles perduraient, elles ne feraient qu’enfoncer notre CUB, nos communes et leurs populations dans la crise et seraient ainsi à l’opposé de l’espoir et des exigences que les électeurs ont placé dans la gauche. Notre groupe à la CUB, représentant ces 25% d’électeurs de gauche qui se sont rassemblés dans le cadre du Front de Gauche devenu la 3e force politique sur notre agglomération, et qui ont été la dynamique du changement, entend assumer pleinement ses responsabilités. Nous estimons avoir un devoir d’exigence sur la politique qui peut être menée pour faire réussir cette gauche et être un maillon fort de la chaîne, entraînant une salutaire et indispensable sortie de crise.

 

 

 

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