Halte à la dérive austéritaire; c’est une impasse pour nos projets !

Débat houleux ce matin en conseil de CUB sur le programme prévisionnel des investissements. Véritable budget à 5 ans pour la CUB, ce PPI est soumis aux contraintes nationales austéritaires. Le risque est donc grand de voir les grandes priorités de la collectivité (transport, logements, voirie, développement économique) remises en cause à très court terme. Ce que la droite d’Alain Juppé a tenté de précipiter, remettant en cause le passage en régie des services de l’eau et de l’assainissement, ainsi que des investissements aussi indispensables que le pont Jean-Jacques Bosc et la grande salle de spectacle de Floirac. Un cercle vicieu qu’ont dénoncé les élus communistes, par la voix de Michèle Iste.

Nous avons déjà dit beaucoup de choses sur ce projet de PPI, je m’en tiendrais donc à l’essentiel : notre établissement est entraîné depuis plusieurs années dans une impasse austéritaire que le changement de majorité gouvernementale n’a malheureusement pas remis en cause. Au contraire, en amputant les collectivités de 4,5 milliards d’euros d’içi 2015, et en leur transférant toujours de nouvelles charges, l’Etat les étrangle petit à petit.

En ce sens, les services communautaires pourront écrêter dans tous les sens, étaler les programmes, geler les dépenses de fonctionnement… il restera toujours à reconstituer le pouvoir fiscal qui a été retiré avec la suppression de la taxe professionnelle. C’est le grand absent de ce rapport. Pourtant, avec des compétences élargies et des responsabilités immenses en termes d’investissements d’avenir, il paraît impensable que les entreprises, et notamment les grandes entreprises, continuent d’être épargnées de la solidarité territoriale. C’est pour cette raison que nous avons voté contre le maintien du taux de Cotisation foncière des entreprises (CFE) à un niveau qui ne permet certainement pas de retrouver de la solidarité. De même, il reste à mener la réflexion sur la taxation des mouvements financiers dont on voit, chez Labso, Mondi et hier Zodiac, à quels points ils assèchent les territoires.

Sans cette réflexion sur les recettes, nous resterons contraints dans le carcan austéritaire. Avec toujours les mêmes recettes à l’arrivée : recul des investissements prévus et réduction des dépenses de fonctionnement pourtant indispensables en matière d’économies ultérieures, une bonne maintenance étant toujours préférable à une restructuration future. C’est à dire que nous nous apprêtons à demander aux services de la CUB de faire mieux et souvent plus avec moins de moyens.

C’est une logique que nous récusons. Si le PPI reste dans sa philosophie actuelle, nous ne voyons donc pas comment nous pourrions l’approuver.

 

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