Il fait nuit noire sur la gauche

Chaque mois, un thème est proposé aux groupes politiques pour leurs tribunes dans le journal de la CUB. Ce mois-ci, le thème était « La métropole, la nuit« . Le groupe communiste s’est adapté…

C’est en plein jour, depuis maintenant deux ans, qu’un président dit « socialiste » et ses gouvernements, œuvrent à défaire ce pourquoi les électeurs l’avaient porté au pouvoir. Deux ans que les électeurs de ce pays avaient dit leur ras-le-bol du sarkozysme et de l’accroissement des inégalités qui l’accompagnait. Deux ans qu’on a bien du mal à faire la différence…

Au premier ministre qui craint que la gauche disparaisse, nous ne saurons que lui rappeler que c’est lui-même qui a conduit la gauche et le peuple de France dans une nuit noire. Et, pour ne prendre que le sort des collectivités locales, l’affaire est grave. Avec des compétences élargies et un pouvoir fiscal amoindri en direction des entreprises, la CUB a par exemple perdu près de 7 millions d’euros de dotations de l’Etat en 2014. En poursuivant la politique de réduction des moyens engagée par le gouvernement Fillon-Juppé, l’actuel gouvernement met à mal la capacité des villes, départements, régions à répondre aux besoins sociaux les plus urgents. Ecoles, logements accessibles à tous, routes, transports, équipements,… Tout ceci nécessite des moyens publics sinon, comme l’a récemment écrit le président socialiste du département, on « laisse le champ aux logiques du profit ». Et comme lui, nous craignons que les actes de ce gouvernement ne soient qu’une « ultime révérence faite à la finance et aux affres du libéralisme ».

Citoyens, syndicalistes, élus, membres d’associations, nous sommes de plus en plus nombreux à réclamer qu’on rallume les étoiles pour sortir de cette nuit noire. Cela signifie reprendre le chemin de la justice sociale, en décidant de véritables augmentations de salaires et des minimas sociaux ; reprendre le chemin de la République en organisant le débat démocratique sur la décentralisation et en redonnant du souffle aux budgets des collectivités ; reprendre le chemin de l’autorité républicaine en s’attaquant à la toute puissance de la finance ; reprendre le chemin de la gauche en écoutant ses électeurs.

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