Il faut sortir de la logique de rigueur !

Au nom du groupe communiste, Jean-Claude Galan a donné son appréciation sur le budget 2012 de la CUB. Un budget qui va dans le mur si les leviers de la fiscalité et du crédit bancaire ne sont pas activés. Une position qui a poussé le groupe communiste à s’abstenir sur ce budget.

Disons le en préambule, nous partageons bon nombre des ambitions de ce budget : logement, logement social, transports, et développement économique sont en effet des priorités absolues qui nécessitent que notre établissement s’y consacre dans toute la mesure de ses compétences.

Mais, une fois encore, le contexte de crise que nous connaissons ne nous laisse que peu de marge. Entre le désengagement organisé de l’Etat, l’élargissement de nos compétences (dont nous continuons à regretter les modalités) et la dépendance accrue vis-à-vis du même état, notre établissement se retrouve comme nombre de collectivités largement contraint. Cette situation appelle pour nous une nouvelle posture, de résistance vis-à-vis des désengagements de l’Etat et de combat pour développer l’emploi, le logement social et les transports sur notre territoire. C’est dans ce sens que nous avons fait lors du dernier conseil de communauté la proposition de réunir une conférence bancaire avec les élus de la CUB, du département et de la région. Les projets à venir vont demander de mobiliser des sommes conséquentes et il ne serait pas acceptable que ces projets d’utilité sociale soient taxés par les intérêts financiers. Notre établissement connaît une situation plutôt saine vis-à-vis de l’emprunt. Mais les 18,9 millions d’intérêts dont nous devrons nous acquitter en 2012 ne sont pas négligeables. Et les difficultés rencontrées par la ville de Floirac, mais aussi les conseils généraux de Gironde et des Pyrénées-Atlantiques, doivent nous alerter.

Le PCF, comme içi son secrétaire national, Pierre Laurent en manifestation devant l'agence Standard à Paris, refuse le pouvoir des agences de notation. Et veut contraindre le secteur bancaire à financer réellement l'économie.

Nous sommes sur ce point satisfaits de l’accord que Vincent Feltesse a exprimé sur l’organisation d’une telle conférence. Il faut maintenant passer aux actes. Non pas dans l’idée d’écouter les acteurs bancaires nous présenter leurs « offres commerciales ». Mais avec à l’esprit de fixer à ceux-ci des critères liés au développement des services publics, de l’emploi, du logement, de la formation,…

Reprenons les délibérations de subventions accordées aux entreprises lors du dernier conseil et contre lesquelles le groupe communiste s’est positionné.

Etait-il plus juste de subventionner directement sur les deniers publics ces projets industriels ambitieux. Ou de pousser les banques à jouer leur rôle en soutenant mieux ces projets ?

 

La présidente du MEDEF, Laurence Parisot, ne manque pas une occasion de remercier le président de la République pour les mille petits services rendus au grand patronat. A commencer par la suppression de la taxe professionnelle.

Mais cette question n’est qu’une facette des problèmes auxquels nous allons être confrontés. Avec la suppression de la taxe professionnelle (qui aura finalement coûté près de 7 milliards à l’Etat) et la baisse progressive des compensations qui nous sont accordées, ce budget est pris dans un cercle vicieux dont aucun signe ne nous conduit à penser qu’on souhaite en sortir. Sinon, nous n’aurions pas décidé de nous priver des 6 millions d’euros de ressources supplémentaires que la Cotisation foncière des entreprises (CFE) aurait pu nous apporter. Quand aux autres taxes, comme la taxe d’aménagement (TA), nous avons surtout compris qu’il était très hasardeux d’estimer son produit pour 2012 et notre établissement a décidé de n’appliquer que le minimum des taux qu’elle aurait pu appliquer.

En revanche, les usagers des transports et de nombreux services publics seront eux assurés de voir leur facture augmentée ! Quelle lourde responsabilité que prend ici notre établissement d’accompagner une politique qui vise à épargner les entreprises pour s’attaquer aux travailleurs usagers des services publics.

Outre qu’elle ne nous semble pas juste, cette voie ne nous paraît pas viable.

 C’est la raison pour laquelle nous nous abstiendrons.

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