Il faut vite sortir du carcan austéritaire !

C’est grâce à l’intervention des élus communistes que le nouveau traité européen a fait son entrée dans le débat du conseil de CUB de ce 28 septembre. S’appuyant sur le 11ème décision modificative du budget de la CUB, la vice-présidente et conseillère municipale de Mérignac, Michèle Iste a appelé les élus à prendre des mesures pour sortir de la spirale austéritaire dans laquelle la crise nous plonge.

« Cette décision modificative est pour notre groupe source d’inquiétudes. Et le séminaire Finances auquel quelques-uns d’entre nous ont assisté hier matin n’a fait qu’accentuer ces inquiétudes.

Par cette délibération, vous nous demandez d’affecter 14,5 millions d’euros au remboursement prématuré de certains emprunts. Une décision que vous justifiez par les « difficultés rencontrées actuellement par les collectivités locales pour trouver des financements ». Difficultés que nous ne contestons pas, nous avons même alerté à maintes reprises cette assemblée sur ce point.

Et nous sommes satisfaits de la décision que vous aviez prise, Monsieur lePrésident mais aussi vous, Monsieur le Maire de Bordeaux, de réunir une conférence bancaire locale. Vous aviez même émis le souhait, Monsieur lePrésident, que cette conférence ait un caractère économique et social. La convocation de celle-ci doit s’accélérer. Car les perspectives présentées en séminaire par les services sont sombres si nous restons dans les logiques actuelles : restriction des ressources, restriction du crédit, désengagement de l’Etat et donc augmentation des dépenses contraintes.

Pour sortir de l'austérité qui mine l'Europe, les élus communistes appellent à refuser le Traité européen et exigent qu'un référendum soit convoqué. http://www.pcf.fr/27537

Pour notre groupe, il est indispensable de reprendre la main avant que ce ne soient les marchés financiers qui la prennent. En effet, au rythme où nous allons, soit nous renonçons à certains investissements. Mais les ambitions métropolitaines qui sont les vôtres, monsieur le président, ne le laissent pas présager. Soit nous serons confrontés à des difficultés de financements telles que vous serez tentés de céder aux sirènes qui, y compris au sein de cet hémicycle, vous conseille de soumettre les projets métropolitains à l’accord des agences de notations et à leurs injonctions austéritaires. Nous nous opposerons fermement à l’une et l’autre des solutions.

Max Guichard l’a dit en séminaire Finances et je l’affirme de nouveau ici : une autre voie est possible, elle est même nécessaire pour réussir le changement pour lequel les Français se sont exprimés en mai dernier. Cette autre voie nécessite de refuser l’austérité qui enfonce les peuples européens dans la crise que nous connaissons. Cela commence évidemment par refuser le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » qui sera soumis au seul vote des parlementaires dont quelques-uns sont ici présents.

Cela passe aussi par le maintien des ambitions métropolitaines. Or renoncer, comme on nous y pousse, à des investissements et à des besoins de fonctionnement, ne permettra en aucune manière de répondre aux attentes du million d’habitants qui peuplera notre territoire en 2030.

Les 14,5 millions d’euros que nous rendons aujourd’hui aux banques, ne seraient-ils pas par exemple plus utiles pour financer l’urgent bouclage de la ligne de ceinture de chemin de fer qui sera bientôt possible sur le pont Bacalan-Bastide ? »

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