La nature en ville, pour ceux qui n’ont rien sur le Bassin !

 Le journal de la CUB du troisième trimestre est consacré à la politique « Nature » sur l’agglomération. L’occasion pour le groupe des élus communistes et apparentés de revenir sur la nécessité d’allier ambitions environnementales ET sociales, sans jamais les opposer. C’est le coeur de la tribune qu’ils signent dans ce numéro.

 

 

 

 

Les espaces naturels sont un élément essentiel des conditions de vie dans l’agglomération bordelaise. Un élément à préserver et à développer. Raison pour laquelle nous ne pouvons que souscrire à l’ambition des 55 000 hectares pour la nature.

Mais pour nous, cette politique de promotion des espaces naturels ne doit pas être vécue comme une sorte de contrepartie à l’urbanisation et à la densification. Il n’y a pas d’un côté l’habitat et l’activité économique qui seraient une charge pour la collectivité et de l’autre la nature, vécue comme un ilôt compensateur, de bien vivre. Le bien vivre, nous pouvons et nous devons le construire au sein même des lieux d’habitation et d’emploi. Un bien vivre accessible à tous. Pourquoi, par exemple, avoir réservé les meilleurs emplacements (avec vue sur l’eau) de la ZAC des Bassins à Flot à Bordeaux, aux opérations immobilières les plus chères, au détriment des logements sociaux qui, eux, auront vue sur les centres commerciaux ? La nature en ville doit être pensée au plus près de ceux qui en ont le plus besoin, c’est à dire de ceux qui ne possèdent pas la moindre petite bicoque sur le bassin d’Arcachon !

Ainsi, le souci de l’environnement ne doit plus être amené comme contrepoids au souci du social, de la densité, de l’emploi ni même de l’industrie. Il doit être au cœur de chacun de ces efforts. A quoi sert encore, de construire des éco-quartiers « exemplaires » si les emplois restent concentrés à l’opposé de l’agglomération ? Un éco-quartier qui ne permet pas de réduire les distances domicile-travail, peut-il véritablement utiliser ce nom ?

Dans le même esprit, préserver et développer les espaces naturels sont des ambitions qui devront nécessairement aller de pair avec la densification. Il serait ainsi contradictoire et même contre-productif de réserver des hectares au cœur de l’agglomération pour les espaces naturels, si c’était pour en consommer d’avantage au marges de la CUB. C’est pourquoi la densification concertée et de qualité est un des atouts essentiels d’une politique urbaine écologique.

 Pour lire le journal de la CUB en ligne: http://www.lacub.fr/actualites/le-journal-de-la-cub-n-20 

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