Pour l’application de l’encadrement des loyers sur la CUB

La question du logement doit être une des priorités de l’action politique. La crise du logement est un des symptômes les plus visibles de la crise sociale qui touche nos concitoyens. C’est donc avec stupeur que, parmi d’autres nouvelles de cette rentrée, nous avons découvert la décision du premier ministre Manuel Valls de tirer un trait sur certains des aspects essentiels de la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR). C’est une loi dont nous avons à plusieurs reprises demandé que ses dispositions soient appliquées sur la CUB. Par exemple, nous avons exigé que des opérations telles que celle sur l’ancien commissariat Castéja, bénéficient des décotes liées à la programmation de logements sociaux. Une intervention qui a permis d’y monter à 45 % le pourcentage de logements sociaux. C’est encore insuffisant dans un quartier qui manque cruellement de mixité sociale mais c’est un début rendu possible par un des volets de la loi Duflot.JC precarite

Nous ne commenterons pas plus les reniements du gouvernement Valls. L’urgence est ailleurs. Elle est dans l’accès pour tous sur notre agglomération à un logement décent à un prix raisonnable. Et malgré les efforts consentis ici et là, c’est encore loin d’être le cas. La faute à un marché « libre » qui a permis l’augmentation des loyers de plus de 3 % par an sur Bordeaux entre 2002 et 2011. Un marché qui laisse les étudiants en proie à des promoteurs pour qui le studio de quelques mètres carrés vaut autour de 500 euros, soit près de la moitié de ce que rapporte un petit boulot.

Loin des caricatures qui en sont faites et bien qu’imparfaite, la loi Duflot permettait des avancées. Parmi lesquelles l’encadrement des loyers qui avait déjà permis – les professionnels le concèdent, de stabiliser les prix des loyers. Voilà pourquoi nous pensons que la Communauté urbaine de Bordeaux devrait, comme d’autres l’ont déjà fait, se porter candidate pour la mise en place sur son territoire de l’encadrement des loyers.

Face à une situation de crise politique, économique et sociale sans précédent, l’heure n’est pas à la résignation. Au contraire, il faut proposer des solutions et tenter de les appliquer ici et maintenant. Face à la crise du logement qui mine le quotidien de tant d’habitants de notre agglomération, nous demandons au président de la CUB d’appliquer un dispositif d’encadrement des loyers.

Nous espérons que cet appel sera suivi par le plus grand nombre d’élus communautaires, qui sont bien souvent confrontés aux situations sociales difficiles des familles habitant la CUB. Nous comptons évidement sur le soutien des élus socialistes et écologistes avec lesquels nous devons partager le souci de répondre à cette urgence sociale.

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