L’Ecole doit redevenir une priorité budgétaire nationale

Suite aux annonces du gouvernement et du ministre de l’Education nationale de dédoubler les CP et CE1 dans les écoles REP, les communes de la Métropole doivent faire face à de très lourds investissements dans leurs écoles. la Métropole a décidé de doubler l’enveloppe pour soutenir l’effort des communes tout en choisisssant d’externaliser la coordination des constructions de groupes scolaires mais ça ne masque pas le fort désengagement de l’Etat sur l’école.

Odile Blein et Jean Claude Feugas sont intervenus lors du Conseil de Métropole du 6 juillet.

La construction des groupes scolaire ne doit pas être externalisée par la Métropole.

« Cela ne peut être qu’une bonne nouvelle lorsque sur, notre territoire, nous investissons pour la construction d’école.

Cependant, nous ne pouvons approuver cette délibération. Nous voyons bien le temps resserré de construction de ces 8 groupes scolaires, et donc le défi que cela peut représenter. Il n’en demeure pas moins que nous ne pouvons accepter que nous externalisions la coordination de l’ensemble de ces groupes.

La charge importante peut justifier l’externalisation de certains groupes mais pas la totalité.

Cela révèle, à notre avis, soit d’un choix politique délibéré, soit d’un dysfonctionnement interne.

En l’état, nous voterons contre cette délibération. « 

270 nouvelles classes nécessaires en 2018 sur l’agglomération pour finir de mettre en œuvre le dédoublement dans les écoles REP, avec de lourdes conséquences financières pour les communes et la Métropole.

« Lena Beaulieu a parlé tout à l’heure des compétences de l’Etat dont les dépenses incombent à présent aux collectivités locales. On peut aussi parler des décisions de l’Etat dont les conséquences financières retombent sur elles. C’est le cas dans l’Education nationale avec, hier, la réforme des rythmes scolaires et la mise en place des TAP et aujourd’hui, avec le dédoublement des classes de CP-CE1 dans les écoles REP.

Dans les deux cas, ce sont de bonnes mesures. Mais dans les deux cas, les conséquences financières et en termes d’organisation ne sont pas neutres pour nos communes et maintenant pour la métropole. Ainsi, l’étude de l’A’Urba chiffre à 270 le besoin de nouvelles classes en 2018 sur l’agglomération pour finir de mettre en œuvre le dédoublement dans les écoles REP.

Ces besoins doivent être satisfaits, c’est une évidence. Et ils doivent l’être sans empiéter sur les locaux annexes qui continuent d’être nécessaires aux besoins périscolaires, à la restauration, etc. Cela demande donc de forts investissements. La réévaluation, conséquente, du règlement d’intervention de la métropole, est donc une très bonne chose. Il faut que ces sommes puissent être débloquées rapidement pour les besoins communaux.

Cela est d’autant plus précieux que les équipes éducatives sont souvent soumises à rude épreuve. Le dédoublement des classes de CP s’est en effet souvent réalisé au détriment d’un dispositif « Plus de maîtres que de classes » sur lequel les enseignants s’appuyaient beaucoup et les postes liés aux RASED sont trop souvent manquants. Bref, au delà des effets d’annonce, il faut que l’éducation nationale redevienne une priorité budgétaire nationale. »

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