Les collectivités locales doivent continuer d’investir !

Comme toutes les collectivités locales à cette période, la CUB a présenté son compte administratif de l’année précédente. Des comptes qui confirment le rôle incontournable des collectivités pour l’investissement public. Et, même si les questions de la dette et d’une nouvelle réforme de la fiscalité locale restent ouvertes, c’est une « approbation offensive » qu’a exprimé le groupe communiste par la voix de Jean-Claude Galan.

Sur plusieurs aspects, ce compte administratif nous donne satisfaction et nous l’approuverons.  Les 371 millions d’euros que notre établissement a investi en 2011 dans le logement, les transports, la voirie ou la politique de l’eau représentent des sommes utilement employées, productrices de mieux vivre pour nos concitoyens. Des investissements bien utiles aussi à la résistance sociale et économique de nos territoires face à une crise qui fait beaucoup de dégâts. Notre établissement joue donc son rôle en n’obéissant pas aux injonctions de rigueur voir d’austérité auxquels sont soumis les peuples européens.

Nous y mettons évidemment des bémols, comme la trop forte proportion de dépenses budgétées mais non-engagées ou encore la part trop grande des désengagements de l’Etat dans ces investissements. Les 14 millions déversés dans la LGV auraient, par exemple, pu être bien utiles dans d’autres domaines si l’Etat avait pris toutes ses responsabilités. De même que les sommes versées au titre du « développement économique » (6 millions d’euros) demandent à être regardées à la loupe et notre groupe continuera d’intervenir afin que l’argent public serve au développement et non à des opérations d’enfumage. N’est ce pas par exemple le cas chez Ford ou à la Caisse d’Epargne, qui réclame 100 000 euros en 2006 pour s’installer à Mérignac et annonce 6 ans plus tard son intention de déménager sur Euratlantique ? Au titre du développement économique, nous réitérons avec force notre volonté de voir se concrétiser la conférence bancaire, économique et sociale que cette assemblée avait actée. Il s’agit en effet pour la puissance publique de pousser les banques à faire leur métier de financement de l’économie. Sinon, la CUB et les collectivités locales seront encore cantonnées dans le rôle de guichet au service de projets plus ou moins justifiés et plus ou moins réalisés.

Depuis des mois les communistes de l'agglomération, comme içi à Bègles, interviennent pour pointer la responsabilité des banques dans la crise actuelle. A la CUB, les élus communistes militent pour une conférence bancaire visant à faire financer raisonnablement les investissements utiles à l'emploi et aux équipements publics.

Enfin, nous nous associons aux rédacteurs du rapport qui s’inquiètent quant à l’avenir des finances de notre établissement. Mais, une fois encore, il ne saurait être question d’en rabaisser sur les ambitions pour notre agglomération. Puisque la situation de notre endettement s’est améliorée, le recours à l’emprunt ne doit pas être une difficulté et la conférence bancaire doit nous y aider. Mais nous devons aussi en appeler au nouveau gouvernement afin qu’il cesse la politique d’étranglement des collectivités locales qu’a mené le pouvoir précédent. Il nous faut retrouver de véritables marges de manœuvres en matière de fiscalité des entreprises, de même que les dotations de compensation de l’Etat doivent cesser de baisser.

C’est donc, vous l’aurez compris, une approbation offensive pour notre groupe. En partageant l’idée que le plus dur reste à venir. Mais que pour l’affronter, c’est l’ambition au service des habitants de la CUB qui saura guider nos choix.

 

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