Les éco-quartiers doivent être aussi socialement innovants !

 Si certains voudraient faire des « éco-quartiers » un sujet consensuel, ce n’est toujours pas l’intention des élus communistes et apparentés. « Car c’est au coeur même de ces éco-quartiers qu’il faire vivre une ambition sociale mximum », a défendu Claude Mellier, conseillère municipale à Mérignac. Une intervention qui a fait débat et donné l’occasion de dévoilé l’ambition sociale du maire de Bordeaux: 0% pour les logements vraiment sociaux dans « ses » éco-quartiers ! 

Lors de la présentation de ce projet, en mars 2011, tout comme en décembre dernier, notre groupe s’est abstenu et ce, pour une raison fondamentale: A quelles populations sont destinés les écoquartiers ? 

Lors de la présentation initiale, Corinne Luxembourg, Maître de conférences note :« le risque est grand aujourdhui que ces quartiers, en portant les meilleures innovations technologiques en terme disolation, de faible consommation dénergie, ne soient réservés quà une élite urbaine, en renforçant mécaniquement la spéculation foncière déjà violente dans les grandes agglomérations et,de fait, linjustice spatiale. »

Le 7 février dernier, les élus communistes de la CUB exigaient plus de logements sociaux dans l'éco-quartier Gonko, de Bordeaux-Lac.

Et ce ne sont pas que des universitaires qui pointent ce risque de dérive anti-sociale, cest une préoccupation forte de la population de notre agglomération, ainsi que de la Fondation Abbé Pierre. Pour nous, la ville est un lieu de formation, de culture et de sens. Dans les grandes villes se concentrent les lieux de décision, d’invention et de recherche, les moyens financiers comme les lieux de règlement de conflits. La ville doit rompre avec les politiques de zonage, de ségrégation pour être accessible à tous et non favoriser le séparatisme social induit par la logique de marché. La mise en concurrence des territoires eux-même va dans le sens d’une concentration déséquilibrée.

A l’inverse, nous avons besoin que les mutations urbaines fassent vivre les solidarités sociales qui innovent et répondent au défi de la crise écologique et climatique pour tous. C’est pour cela que construction et réhabilitation doivent être des objectifs pour mettre fin aux ségrégations sociales. Nous pensons que cest au cœur même de ces éco-quartiers quil faudrait commencer à appliquer lambition de 50% de logements véritablement sociaux. J’ajoute que rapprocher les habitants de leur lieu de travail nécessite de développer aussi de véritables projets industriels sur l’agglomération. C’est donc avec regret que nous réitérons notre abstention sur ces projets.

 

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