Les élus communistes porte voix des colères et exigences des habitants de la Métropole

A l’occasion de l’élection du nouveau président de Bordeaux métropole, Patrick Bobet, Max Guichard est intervenu pour redonner le sens de l’action des élus communistes dans cette assemblée.

Plus que jamais le groupe communiste continuera à être force de résistance face aux politiques d’austérité imposées par le gouvernement et sera le porte voix des colères et exigences de nos concitoyens qui luttent de plus en plus nombreux sous des formes diverses aujourd’hui dans notre société.

« Monsieur le Président, mes chers collègues

En premier lieu, Monsieur le Président, cher Patrick, je vous souhaite la bienvenue à ce poste de responsabilité que, j’espère, vous accomplirez avec l’écoute que nous avons su apprécier dans vos fonctions précédentes.

Nous parlons de forme car sur le fond, nous pensons, hélas, comme pour le budget, ne pas être totalement en accord avec vos choix.

Par contre, nous souhaitons faire un vœu : celui de voir la gauche le plus souvent unie face aux options libérales que vous nous présenterez, à n’en pas douter, Monsieur le Président, pour cette fin de mandat.

Nous osons même penser que, face à la politique nationale menée par le Président de la République et son gouvernement, nous saurons parfois nous retrouver tous ensemble ici pour faire un front commun défendant notamment l’identité communale.

C’est dans un contexte dégradé que vous allez prendre cette responsabilité. Quand je parle de ce contexte, je ne pointe pas du doigt les gilets jaunes. Ils ne sont en fait que l’expression d’un ras-le-bol face aux politiques menées par les différents gouvernements, se traduisant par une dégradation, elle bien réelle, du quotidien de nos concitoyens.

Le contexte dégradé, c’est l’attaque frontale contre les collectivités, dont notre établissement est lui aussi victime.

Nous l’évoquions lors du vote de notre budget, ce sont près de 200 millions € dont notre établissement a été privé ces dernières années.

De même, la mise en œuvre de la loi Elan va aggraver les possibilités pour les plus modestes d’accéder au logement sur notre agglomération, quand ils sont déjà si nombreux à être en attente.

Tout cela appelle, à notre sens, à des actes de résistance pour défendre les populations face aux politiques d’austérité.

C’est bien entendu cette démarche que notre groupe continuera de faire vivre au sein de cette assemblée, notamment en portant la colère, les exigences d’une majorité de citoyens qui les expriment régulièrement sous toutes les formes démocratiques, la rue en étant une.

Pour le droit au logement pour tous, en démultipliant la construction de PLAI et PLUS à hauteur de 50 %. Le droit au logement qui doit fonctionner avec la recherche d’une meilleure maîtrise énergétique et de l’amélioration de la qualité environnementale

Pour la poursuite de la politique d’appropriation sociale et de tarification sociale de l’eau et de l’assainissement, notamment en permettant aux usagers d’assumer un rôle de contrôle essentiel et une expertise citoyenne en matière de nouvelles ressources nécessaires à une réponse aux besoins de tous dans un cadre environnemental préservé.

► Nous avons, ces 20 dernières années, fait beaucoup sur la question des transports. La mise en œuvre du RER d’agglomération est la nouvelle étape qui appelle, à notre sens, à réfléchir aux coups d’après.

Oui à un grand développement des modes doux comme c’est le cas aujourd’hui, en adaptant notre voirie à cette exigence.

Mais aussi, nécessité de réfléchir à de nouveaux investissements qui répondent aux besoins de transport : BHNS, téléphérique, métro… tout doit être envisagé.

Notre fleuve, à cet égard, doit être réfléchi, non comme une barrière mais bien comme une liaison permettant tant le transport de nos concitoyens que celui du fret.

L’emploi, objectif majeur pour une reconquête économique et sociale en appui de l’emploi industriel, devra irriguer tous les espaces de notre agglomération à l’exemple du REFIT à Bacalan et Bassens.

Nous ne pourrons aborder la question de l’emploi sans parler des usines Ford à Blanquefort, face à un énorme gâchis humain et économique pour toute une région.

Notre défense de l’environnement ne pourra se limiter à la seule sanctuarisation des 55 000 ha. Il faudra lui donner tout son sens avec les déplacements, dont la voiture propre. Il faudra développer notre lien avec une agriculture locale, en circuits courts et imposer au secteur privé sa commercialisation. Ces seuls chantiers de compétences communautaires, nécessiteront évidemment :

Que le secteur bancaire, qui se gave de nos placements personnels (salaires, pensions notamment) crée une politique d’aide à taux très bonifiés en direction des investissements publics et des PME pour le développement de l’emploi et la qualité environnementale des projets.

Enfin, que nos propres aides aux entreprises aient une rigueur vérifiée et vérifiable en matière de créations de vrais emplois correctement rémunérés. Et qu’elles ne viennent pas suppléer des actionnaires qui se serviraient des dividendes de la main droite en réclamant de l’argent de la main gauche, comme Ford, là aussi, en est l’exemple.

Nous pensons que ces quelques exigences, rapidement développées, doivent interpeller l’ensemble de notre conseil, en se donnant comme guide « l’Humain d’abord » face à une finance toujours plus vorace. »

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