Quand Lesieur tue l’emploi, la CUB subventionne.

PadieLa communauté urbaine a confirmé, le 30 octobre dernier, sa subvention d’investissement pour le site de l’entreprise SAIPOL (Lesieur) à Bassens. Un subvention qui repose le problème de l’utilisation de l’argent public et de la nécessaire interdiction des subventions publiques aux entreprises qui distribuent des dividendes. Voici l’intervention prononcée par  en conseil de CUB.

En novembre 2011, notre groupe s’était déjà prononcé contre la subvention accordée à la société SAIPOL, en estimant qu’une société qui réalisait en 2010 près de 53,5 millions d’euros de bénéfices pouvait se passer de l’argent public pour réaliser ses investissements. Ce qui nous a été confirmé à plusieurs reprises. Les subventions de ce niveau servent, nous a-t-on expliqué, à donner des signes aux décideurs de ces grands groupes.

Nous entendons bien la bataille des élus locaux pour maintenir l’activité productive sur notre territoire. C’est une bataille louable. Mais la méthode n’est visiblement pas la bonne. Ainsi Diester, la filiale de Sofiproteol qui gère maintenant ce site de Bassens, est bénéficiaire mais a tout de même le projet de réduire de 20 % ses capacités de production en France. « On limite la casse mais à mon avis, ce n’est qu’une première étape », s’est inquiété un délégué national CGT de cette entreprise.

Constatant que Sofiproteol a encore réalisé 54 millions d’euros de bénéfices en 2013 et prenant en compte la stratégie du groupe Diester dans notre pays, nous réitérons notre opposition à cette subvention. Et nous souhaitons que le règlement d’intervention de la CUB en matière économique soit rediscuté, afin de proscrire les subventions aux entreprises qui distribuent des dividendes ou qui licencient dans notre pays.

 

 

 

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