LGV: un groupe de pression s’est réunit… et après ?

Nous apprenons par voie de presse qu’un groupe de pression pro-LGV s’est rendu ce 5 septembre à Paris pour conjurer le sort qui est promis au grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). Composé des présidents-e des régions Aquitaine et Occitanie et des métropoles de Toulouse et Bordeaux, ce groupe a fait montre d’imagination pour tenter de prouver que ce projet d’extension de la ligne à grande vitesse vers Dax et Toulouse est toujours viable.

Qu’importe donc que la commission d’enquête publique qui a planché sur la partie Bordeaux-Toulouse ait rendu un avis défavorable ; qu’importe que la partie Bordeaux-Tours n’ait pas trouvé de financement tangible et que les extensions souhaitées coûtent encore 9 milliards d’euros supplémentaires.

Pour le groupe des élus-es communistes, les dessertes ferroviaires vers le Sud de Bordeaux doivent évidemment être améliorées, pour les voyageurs des TGV, pour les usagers des trains du quotidien et pour le trafic de marchandises. C’est un enjeu social et environnemental majeur. Pourquoi alors ignorer le travail des élus, associatifs et syndicalistes qui ont mis en valeur – sans jamais être sérieusement contredits, que rénover « simplement » la ligne entre Toulouse et Bordeaux coûterait 6 milliards de moins, pour un temps supérieur de 6 minutes seulement !?

Etude AlterLGV

Puisque le gouvernement a consenti à la création d’un groupe de travail sur l’improbable financement du GPSO ancienne mouture, nous demandons que soit crée dans les mêmes délais un groupe d’étude des alternatives proposées. Cela permettrait de ne pas perdre de temps pour l’amélioration des conditions de transports de milliers de voyageurs.

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