Un logement pour tous, selon ses besoins

Le groupe des élus communistes et apparentés profitent de la tribune publiée dans le numéro d’octobre du journal de la CUB pour revenir sur les urgences liées au logement. Du nombre de logements sociaux construits à la typologie de ceux-ci, en passant par leur implantation géographique, il faut faire preuve d’audace. Et de courage.

Le groupe des élus communistes et républicains est particulièrement attaché à la production massive de logements sociaux. Nos interventions répétées sur ce sujet le prouvent. Mais ces interventions ne sont pas motivées par un simple attachement idéologique au logement social. Si nous insistons tant pour que notre territoire se mette au moins au minimum au niveau exigé par la loi en la matière, c’est parce que nous constatons chaque jour le parcours du combattant de centaines de familles, de jeunes, de retraités pour qui trouver un logement et le payer est devenu un calvaire. Quelques chiffres pour s’en convaincre : en Aquitaine, les familles allocataires auprès de la CAF consacrent 39% de leurs revenus au logement. Et 60% des ménages girondins ne peuvent mettre plus de 600 euros mensuels pour le loyer d’un T3… mission quasi-impossible sur la CUB !

A cela s’ajoute, il faut bien le dire, des difficultés accrues pour les familles du territoire qui ont toujours du mal à trouver des logements accessibles et adaptés. Outre le prix des logements, leur taille doit être interrogée pour permettre aux familles de rester sur l’agglomération. A peine 10% des logements proposés en Gironde comptent en effet des 5 pièces ou plus.

Le départ des jeunes couples, mis en lumière par les enquêtes successives de l’INSEE, doit nous interroger sur la forme des logements que nous devons mettre à la disposition de la population. Outre le nombre de pièces, c’est aussi la possibilité d’accéder à un balcon, un petit jardin qui doit être prise en compte. C’est un immense défi qui est devant nous mais il est à porter de main si la volonté politique existe tant nationalement que localement. Ainsi, aucune suite n’a été donnée à la proposition de l’élu communiste bordelais, Vincent Maurin, de réserver l’intégralité de l’ancien commissariat Casteja au logement social. Un îlot de logements accessibles aux familles en centre-ville, dans un quartier fortement dépourvu en logements sociaux… ce ne serait pas du luxe !

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