Métropole: tout sauf un changement technique

Voici la tribune du groupe communiste parue dans le nouveau numéro du journal de la CUB

Le nom de votre élu à la CUB directement inscrit sur le bulletin de vote des prochaines élections municipales. C’est un détail et qui penserait à s’en plaindre ? Avec un budget colossal (1,3 milliards en 2013) et des compétences qui touchent à nos vies quotidiennes (transport, eau, voirie, logement,…), les décisions qui se prennent à la CUB sont tout sauf secondaires. Qui pourrait donc se plaindre qu’on cherche, en les identifiant sur le bulletin de vote, à donner plus de légitimité aux élus de la communauté urbaine ?

Sauf… sauf si on cherche un peu plus loin. Car ce changement en cache d’autres. A-t-on dit par exemple aux citoyennes et aux citoyens de la CUB que les élus qui les représenteront au niveau de l’agglomération seront moins nombreux qu’auparavant ? Moins d’élus issus de nos communes pour nous représenter à la CUB, vous l’a-t-on dit ? A-t-on dit que ce que l’on appelle maintenant la « métropolisation » est une très ancienne revendication des instances européennes et, derrière elles, de ceux qui pensent qu’il faut toujours dépenser moins pour les services publics et laisser « libres » les grands groupes de la finances ? Vous a-t-on dit enfin votre commune pourra être sanctionnée financièrement si elle refuse de transférer des compétences et des personnels vers la Métropole ?

La métropole, les élus communistes ne sont pas contre à priori. Mais pourquoi devrait-elle se faire au détriment des élus de proximité ? En fait, sous prétexte de lutter contre le « mille-feuille » administratif, la loi dite de « décentralisation » va rajouter une couche, plus éloignée des citoyens. Or la crise sociale, économique, écologique et politique actuelle devrait appeler à réfléchir à beaucoup plus de démocratie à tous les étages de la République. Cette crise appelle de nouveaux pouvoirs, non pas pour des super-maires de super-métropoles ; des nouveaux pouvoirs d’intervention pour les citoyens dans leurs quartiers, pour les travailleurs dans leurs entreprises, pour les étudiants dans leurs universités,…

Parce que la crise c’est eux mais la solution, c’est nous !

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