Piscine universitaire: mais où est donc passé l’État !?

Max Guichard a profité d’une délibération sur le financement du Plan Campus pour revenir sur celui de la piscine universitaire de Talence, et surtout, sur le désengagement de l’État de ces compétences. L’Etat qu’il faudrait urgemment interpeller pour financer un véritable plan Piscines sur l’agglomération.

« Cette délibération nous permet d’intervenir sur deux aspects. D’abord sur ce plan Campus qui a certes permis des rénovations de grande ampleur et ô combien nécessaires pour le domaine universitaire. Mais cela s’est fait encore une fois pour l’Etat en se délestant d’une partie de sa compétence sur la région et la métropole. Le tout en accompagnement d’une mise en autonomie des universités qui n’a pas fait la preuve de son efficacité pour une véritable démocratisation de la réussite des étudiants.

Ce désengagement est particulièrement flagrant sur le financement de la piscine universitaire pour lequel l’État octroie généreusement 1/10ème des sommes, soit 222 000 euros contre 1,5 million pour la métropole et la région. Ce serait anecdotique si cela ne se produisait dans le contexte actuel, particulièrement alarmant, de pénurie de bassins pour les habitants de la métropole. Dernier évènement en date, la fermeture de la piscine de Cenon met en lumière les enjeux de financement d’un véritable plan piscine qui doit maintenant aller bien au-delà des 20 millions que notre assemblée a – à juste titre- votés en juillet dernier. Évidemment, des solutions techniques provisoires sont envisageables. Mais je crois que nous devons maintenant intervenir collectivement pour interpeller l’État pour qu’il joue son rôle dans la réponse aux besoins de nos territoires, tant pour l’apprentissage de la nage pour les écoliers, que pour la pratique sportive et de loisir qui sont des enjeux de santé importants pour la société. »

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