Pont de pierre: l’urgence est ailleurs

Jeudi 5 juillet, le maire de Bordeaux prendra une décision sur la poursuite ou non de la réservation du pont de pierre aux vélos, piétons, deux-roues et transports en commun. Une décision sous pression alors que le pont Simone-Veil est annoncé avec au moins une année de retard. Voici la déclaration des élus-es communistes à ce sujet:

« La réouverture du pont de pierre à la circulation automobile serait une erreur : elle n’arrangerait rien à la circulation des travailleurs qui traversent chaque jour la Garonne ; elle constituerait même un recul puisque toutes les études ont démontré que, par tramway, en vélo, à pied ou en deux-roues, il y a aujourd’hui plus de passages quotidiens sur le pont de pierre qu’il n’y en avait lorsque les voitures y étaient embouteillées.

Rouvrir le pont de pierre à la voiture n’est donc pas la solution. Il y a par contre urgence tant les girondins souffrent dans leurs circulations quotidiennes. Ils souffrent dans le tramway qui est saturé et qui doit très vite être doublé par un réseau de BHNS performant, voire demain par un métro qui serait moins sujet aux perturbations du réseau de surface. Ils souffrent sur les routes où trop de camions circulent. La revitalisation du centre de tri d’Hourcade est une urgence écologique, sociale et économique ! Les cheminots ont fait valoir ces derniers mois l’urgence d’un outil ferroviaire public performant ; c’est criant sur notre département qui sous-utilise le réseau ferroviaire. Le syndicat mixte dans lequel siègent la Métropole et la Région doit très vite se mettre au travail pour de véritables RER à l’échelle du département.

Enfin, si les circulations sont si difficiles, c’est aussi parce que les travailleurs-ses sont exclus-es du cœur de l’agglomération par les prix de l’immobilier mais que les emplois y sont eux, de plus en plus concentrés. C’est particulièrement vrai de la zone d’Euratlantique impactée par les retards de livraison du pont Simone Veil. Au contraire, il faut maintenant œuvrer au développement économique des zones hors-métropole de la Gironde. Enfin, les urgences sont nombreuses, elles demanderont des investissements importants et donc une toute autre politique fiscale que celle du gouvernement Macron. »

Les élus-es communistes de Bègles, Cenon, Lormont, Floirac et de la Métropole

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