Pour ce budget, contre l’austérité

« C’est la crise, il faut faire des efforts, des économies, se serrer la ceinture. » Voilà la rengaine qui nous est servie du matin au soir sur les ondes, sur les écrans télé et sur les bancs du parlement. Mais c’est pourtant, et pour l’instant, l’inverse que décide de faire la majorité du conseil de CUB avec son budget 2013. Avec de forts investissements, en priorité sur le logement et les transports, la CUB se met en position de commencer à répondre aux urgences sociales et d’amélioration des conditions de vie de ses habitants. Une posture qui n’est pas sans contradiction puisque les politiques suivies nationalement compromettent à long terme ces orientations. Une contradiction que n’a pas manqué de soulever l’élu communiste Jean-Claude Galan, confirmant le vote positif du groupe sur le budget 2013.

Lors du dernier débat d’orientation budgétaire, j’avais, monsieur le président et chers collègues, terminé mon intervention en vous demandant de « tourner le dos aux politiques d’austérité, en continuant d’assumer des politiques ambitieuses pour les services publics, le logement social, les transports publics,… ». Inutile de tourner autour du pot : avec des dépenses d’investissement en hausse d’environ 14%, le budget que vous nous présentez n’est pas un budget d’austérité. J’y ajoute, évidemment, la décision qui vient d’être rappelée, de ne pas augmenter la participation des usagers au financement des grands services publics, qui constitue un geste de justice sociale.

Pont Bacalan Bastide
La CUB doit poursuivre ses investissements massifs dans le logement et les transports, pour répondre aux urgences sociales. Ce à quoi les élus communistes seront attentifs.

C’est un appui essentiel pour notre agglomération qui, pour sortir véritablement de la crise économique dans laquelle les logiques capitalistes nous ont plongés, a besoin d’investissements forts dans les services et équipements publics. Le budget et le programme d’équipements que vous nous présentez octroient une part conséquente au logement, aux transports et aux équipements de voirie. Et concernant le logement, nous avons la satisfaction de constater que nos multiples interventions n’ont pas été vaines : le lancement de l’opération 50 000 logements ainsi que la fixation de l’objectif de 35% de logements véritablement sociaux sur l’ensemble de la CUB le prouvent.

Nous apprécions d’autant plus ces orientations que tout un environnement politique et économique a été construit pour conduire les collectivités sur le chemin de l’austérité. Et c’est toujours le chemin vers lequel nous conduit malheureusement la politique gouvernementale qui répond plus facilement aux sirènes des grands patrons qu’aux alertes des travailleurs de ce pays.

C’est surtout le chemin tracé par l’adoption par le parlement du traité budgétaire européen. Ainsi, les dépenses de nos collectivités augmentent et c’est fort louable mais dans un contexte où nos recettes sont toujours contraintes par les choix faits par les précédents gouvernements mais pas démentis par l’actuel : notamment celui d’exonérer les entreprises du paiement de la taxe professionnelle. Le résultat de cette politique, c’est que les impôts ménages augmentent aujourd’hui autant que les impôts économiques sur notre territoire et que la baisse constante des dotations de l’Etat font peser de lourdes menaces sur nos budgets à venir.

Voilà pourquoi, Monsieur le Président et chers collègues, les parlementaires communistes n’ont pas voté le budget présenté par le gouvernement Ayrault et voici pourquoi nous voterons celui de la communauté urbaine. En insistant sur le fait que le premier devra changer d’orientation si nous souhaitons maintenir le cap du second.

 

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