Quand le désendettement cache une capitulation…

Le conseil de CUB de ce 12 juillet a étudié un Budget supplémentaire assez classique et sans grande surprise. Jean-Claude Galan en a néanmoins profité pour dénoncer, au nom du groupe communiste, la politique du désendettement qui cache mal une réelle capitulation face au monde des banques et de la finance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Ce budget supplémentaire n’appelle pas de commentaire particulier de notre part.

Si ce n’est que nous observons avec inquiétude le fléchage des excédents vers la réduction du recours à l’emprunt. C’est une tendance que nous contestons depuis longtemps qui révèle l’impuissance de nos collectivités locales face au monde bancaire qui continue d’imposer sa loi, y compris face à la puissance publique.

C’est regrettable, surtout quelques semaines après une conférence économique et sociale dont l’un des buts aurait pu être de débattre avec le monde bancaire de nouvelles règles de financement de l’économie et de financement des projets utiles. Combien de logements sociaux supplémentaires ou de routes remises en état avec ces 35 millions d’euros que nous décidons de retirer des griffes de l’emprunt bancaire ?

Mais cette pratique nous inquiète d’autant plus qu’elle s’inscrit dans une logique de réduction des demandes émanant des services.
Dans ce rapport comme dans les précédents, on appelle cela des « efforts faits par les services qui tiennent mieux compte du contexte ».

Si notre groupe s’est félicité de la meilleure consommation des crédits en 2012, il n’est pour autant pas question de cautionner une politique de restriction de la demandes des services. Car lorsqu’on ambitionne 50 000 nouveaux logements autour des axes de transports, 55 000 hectares pour la nature, et 75 000 nouveaux emplois, cela signifiera évidemment de fortes demandes des services pour mettre en œuvre les services publics qu’attendent nos concitoyens.

C’est pourquoi nous sommes également inquiets de la mise en œuvre du comité d’engagement sur le PPI dont le travail s’est pour l’instant résumé en une coupe aveugle sur des projets utiles.

Nous serons vigilants à ce que notre établissement continue à se doter des moyens financiers nécessaires à l’exercice de ses missions de service public. »

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