Quand s’assoir sur l’avis des syndicats devient une habitude…

Le télétravail est à la mode. C’est même une orientation européenne que de le développer. Car nous serions « en retard sur nos voisins européens », affirment les experts en expertise. C’est ainsi que les dirigeant de la Communauté urbaine ont planché sur une expérimentation pour une trentaine d’agents de la collectivité. Porteur de solutions autant que de questions nouvelles, ce projet a surtout été repoussé par trois syndicats représentatifs des agents de la CUB. Mais qu’à cela ne tienne, les élus de la CUB, à l’exception du groupe des élus communistes et apparentés, ont validé à leur place cette expérimentation. Une méthode de négation du rôle des syndicats qu’a dénoncé Michèle Iste. Dans la suite du débat, Max Guichard a aussi rappellé que c’est au nom du « dialogue social » que le gouvernement Ayrault-Hollande a pourtant fait passé l’ANI, véritable arme de destruction du code du travail.

« La question à se poser est celle de l’utilité et de l’utilisation faite du télétravail.

Si c’est l’étalement urbain qui pose problème, c’est aux problèmes des transports et du logement qu’il faut s’attaquer. Si c’est l’épanouissement au travail du salarié qui est en cause, alors il faut s’attaquer aux conditions de travail.

Il me semble que les expériences de télétravail dans certains pays correspondent davantage à un souci de rentabilité et surtout à la volonté de ne pas mettre en place des conditions sociales permettant de travailler sereinement comme le développement de crèches ou d’écoles maternelles pour les enfants des salariés.

Le télétravail peut vite représenter un repli sur soi pour ne pas dire un enfermement et comme dans beaucoup d’autres domaines, une individualisation néfaste au vivre ensemble.

S’il faut vraiment une expérimentation, elle ne pourrait se faire que dans un cadre juridique strict, le même pour toutes les collectivités.

Ceci dit, nous aurions pu approuver le lancement d’une étude sur cette question. Mais ce projet a été rejeté par le Comité Technique Paritaire. Trois syndicats ont refusé de le valider. Il n’est donc pas question pour nous de le valider ici.

Permettez-nous d’ailleurs d’être très surpris que cette délibération nous soit présentée dans ces conditions. Cela relève d’une conception du « dialogue social » que nous ne partageons pas. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *