Regaz devient BME: d’autres choix étaient possible

Le conseil a eu à se prononcer sur la deuxième phase de la création de Bordeaux Métropole Energie, qui devient la société mère de Regaz. Claude Mellier s’est appuyée sur le rapport d’expertise commandé par le comité d’entreprise de Regaz pour faire valoir que d’autres choix étaient possibles que celui de tourner le page de l’opérateur historique.

« Je ne reviendrai pas sur les détails de ce dossier dont nous avons déjà beaucoup parlé au mois de juillet et sur lesquels les discussions en conseil d’administration sont nourries, notamment sur le devenir des salariés transférés d’une entité à l’autre. De ce point de vue, l’ouverture de négociations pour la reconnaissance d’une unité économique et sociale est une bonne chose. Elle est unanimement demandée par les syndicats et n’est que la simple reconnaissance d’un fait : toutes ces entités travaillent de concert pour maintenir un outil public énergétique sur l’agglomération.

C’est un peu de bon sens réinjecté dans cette jungle que l’obsession du marché libre et non faussé nous ; jungle incompréhensible pour le commun des mortels et dans laquelle, s’il y a un gagnant, ce n’est certainement pas le consommateur final. A ce propos, le rapport d’expertise remis au comité d’entreprise, qui a été annexé à cette délibération, donne des indications éclairantes sur le processus à l’œuvre. A propos de la création de Bordeaux Métropole Energie (BME), il conclut de manière très claire que d’autres solutions étaient envisageables que la filialisation de Regaz. Non seulement, le rapport conclut que le choix fait par Bordeaux Metropole l’a été pour des raisons fiscales et non pour des considérations industrielles ; mais il détaille aussi les alternatives possibles au transfert des activités support de Regaz. « Cette solution aurait été plus simple et sécurisante, notamment dans la perspective d’une cession de Gaz de Bordeaux, même si le projet est aujourd’hui suspendu », expliquent les rapporteurs dans leurs conclusions.

C’est évidemment ce risque de délitement d’un outil public indispensable qui nous avait conduit à nous abstenir en juillet, même si nous avions salué le développement de l’activité de rénovation énergétique au sein de BME. Nous réitérons donc cette abstention. »

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